Du côté de la majorité UMP, c'est le même son de cloche. Ainsi, Xavier Bertrand se déclare "choqué" et parle de "provocation" et "d'opportunisme électoral". "Dans notre démocratie, par tradition, ce sont toujours des hommes blancs, vieux et riches qui ont eu le pouvoir. Il est déshonorant et pour tout dire indécent de la part du NPA d'aller racoler des voix du côté des minorités. Mais l'extrême-gauche a t'elle encore de la dignité?"
Pas question, pourtant, pour Jean-François Copé de se laisser taxer de sectarisme. "Bien au contraire, l'UMP est un modèle d'ouverture". Et le député d'égrener la diversité du parti majoritaire : "Vous connaissez beaucoup de partis qui abritent à la fois des repris de justice tels Juppé, Balkany, Carignon, Tibéri, des homophobes comme Vanneste, des racistes comme Hortefeux, des handicapés comme Estrosi. Et je ne vous parle pas des catholiques intégristes et des fachos repentis. Hervé Novelli, un ex-FN, est même tête de liste. Alors les leçons de morale, pas pour nous, merci!" Et Brice Hortefeux de renchérir : "On a même mis quelques auvergnats en position non éligible. Mais attention, des auvergnats qui mangent du porc!"
Du coup, la question électorale a fait son apparition dans le débat sur l'identité nationale. D'après le ministre de l'immigration Éric Besson, "l'abstention ne suffit plus à protéger la République de la menace des classes populaires. Nous n'aurons aucun tabou pour garantir la réélection de Nicolas Sarkozy". Et on évoque le retour du suffrage censitaire.


