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blog du Npa 29, Finistère

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Loi anti-blasphème en Irlande (Rue 89 et Lutte Ouvrière)

Jésus aurait-il été condamné ?(Rue 89)


En Irlande, critiquer une religion pourra désormais être puni d'une amende de 25 000 euros. Citations à l'appui, les athées mettent la justice au défi de sanctionner les plus grands blasphémateurs de l'histoire, Jésus en tête.

La loi sur la diffamation est entrée en vigueur ce 1er janvier. Au départ, elle devait simplement réactualiser le droit de la presse irlandais. Elle va en fait beaucoup plus loin.

Son article 36 crée un délit de blasphème, puni d'une amende maximum de 25 000 euros. Une mesure dénoncée par les militants laïcs, alors que l'auteur de l'une des caricatures de Mahomet vient d'échapper à un assassinat.

La loi s'applique à toutes les religions, pas seulement au catholicisme dominant en Irlande. Elle définit ainsi le blasphème :

« Des propos grossièrement abusifs ou insultants sur des éléments considérés comme sacrés par une religion, et choquant ainsi un nombre substantiel de fidèles de cette religion. »

La définition laisse une certaine liberté d'interprétation aux juges. L'association Atheist Ireland a donc décidé de tester leur sévérité. Elle vient de mettre en ligne une liste de 25 citations pouvant être jugées blasphématoires. Des citations qu'elle est notamment allée chercher dans le Nouveau Testament.

« Vous avez pour père le diable »

Pour Atheist Ireland, les juges devraient d'abord s'intéresser à Jésus lui-même. L'association rappelle ses attaques contre le judaïsme, comme dans ce passage de l'évangile selon Jean :

« Vous avez pour père le diable, et vous voulez accomplir les désirs de votre père. Il a été meurtrier dès le commencement (…). Il est menteur et le père du mensonge. »

Autre blasphémateur à juger d'urgence, selon Atheist Ireland : Benoît XVI. En 2006, le pape avait cité un empereur byzantin, selon lequel Mahomet n'avait apporté que « du mauvais et de l'inhumain ».

Egalement sur la liste, la chanteuse Björk (« Que les boudhistes aillent se faire foutre ! ») et, sans surprise, Salman Rushdie, l'auteur des « Versets sataniques ».

L'écrivain aurait-il été condamné en Irlande ? Pas sûr : la nouvelle loi précise que les juges tiendront compte de la valeur « littéraire, artistique, politique, scientifique ou académique » des propos tenus.

Le blasphème puni en Alsace et en Moselle

Malgré ces précautions, le texte est « idiot et dangereux », selon Atheist Ireland. L'association, qui dénonçait déjà les références religieuses dans la constitution irlandaise, accuse :

« Des lois religieuses moyenâgeuses n'ont pas leur place dans une république laïque moderne. »

L'Irlande n'est pourtant pas la seule république « moderne » à punir le blasphème. C'est aussi un délit à part entière en Allemagne, en Espagne, au Danemark ou aux Pays-Bas.

Pas en France, où les attaques contre la religion sont simplement encadrées : la loi sur la liberté de la presse punit les provocations « à la discrimination, à la haine ou à la violence » liées à l'appartenance à « une religion déterminée ».

Le blasphème reste pourtant puni sur une partie du territoire : en Alsace et en Moselle. Comme l'avait admis le ministre de l'Intérieur en 2006, le décret de 1919 préservant cet héritage allemand n'a jamais été abrogé.

Un texte rarement appliqué depuis, mais bien plus sévère que la nouvelle loi irlandaise : en Alsace et en Moselle, le blasphème peut être puni de trois ans de prison.


Photo : le visage de Jésus peint sur le pilier d'une jetée à Brighton, en Grande-Bretagne (Markbarky/Flickr)

 

Note du blogueur : Je n'ai pas mis cette photo, mais! Je m'insurge contre la notion de "visage de Jésus". En effet, on n'a pas (à ma connaissance) de preuve historique de l'existence de cet individu et d'ailleurs ce n'est pas nécessaire pour un croyant, pourquoi chercher à "faire comme si"?

 "La" preuve est une "interpolation", un rajout de copiste postérieur croyant bien faire, dans un texte de Flavius Josèphe, historien juif "vendu" aux romains. Voilà pour l'historicité de notre nazaréen comme disent les musulmans.

Il est assez risible que ce soient des athées, libres penseurs, profs laïques, (il suffit de lire l'étude des manuels dont on se sert dans les écoles) qui ne doutent même pas de la possibilité que tout cela ait été inventé! L'histoire de la bible EST l'histoire d'Israël jusqu'à nos jours, Mahomet est monté au ciel sur une jument depuis tel endroit et Marie vierge est elle aussi montée au ciel, tout cela est d'une évidence!

Il suffisait déjà que les journalistes nous parlent de Nazareth et Bethleem  ( lieux qui je me suis laissé dire, n'existaient pas encore  "là où Jésus est né", sans les "").

Pour l'ensemble des médias audio visuels les évangiles (voire même la bible, mais pas le Coran discriminé ) ont tendance à devenir des manuels d'histoire ! Or ce sont des fables auquelles ont est libre ou pas de croire !

Le danger est précisément là aujourd'hui, de commencer a accepter un recueil de fables comme manuel d'histoire  et de comportements. C'est un formidable soutien au travail persistant de tous les intégristes de toutes les religions et ce à quoi il faut résister.


 

République d'Irlande, le délit de blasphème réactualisé (LO)

Blasphémer, c'est outrager la divinité ou la religion et, en République d'Irlande, c'est interdit par la constitution de 1936. Mais jusque-là personne n'avait, semble-t-il, été condamné pour cela. Ou bien la censure avait de toute façon empêché le supposé blasphème de paraître, ou bien, au moins une fois, le juge s'était déclaré incompétent et incapable de définir ce qu'est un blasphème.

Mais cela risque de changer. Depuis le 1er janvier en effet, une nouvelle loi est entrée en vigueur, condamnant le blasphème à 25 000 euros d'amende maximum et le définissant comme ce qui peut blesser le sentiment religieux d'une catégorie donnée. Sous prétexte de moderniser la loi, entre autres d'appliquer la notion de blasphème à toutes les chapelles et pas à la seule religion catholique, le gouvernement offre ainsi une arme aux cléricaux. Ce sont eux désormais qui pourront porter plainte s'ils se sentent attaqués. Du coup on se demande si parler de curés pédophiles ou bien de ces institutions charitables où l'on torture les enfants, dont on a appris récemment que l'Église catholique d'Irlande n'était pas chiche, ne serait pas passible de condamnation pour blasphème.

Les tenants de la République française prétendument laïque auraient tort de se gausser du caractère moyenâgeux de la loi irlandaise. Car si le blasphème n'est plus condamnable en France depuis 1791, il l'est toujours en Alsace-Moselle. De plus, à la différence jusque-là de l'Irlande, cette loi rétrograde a permis de condamner des militants défendant le droit des homosexuels sur le parvis d'une église. C'était il n'y a pas si longtemps, en 1997.

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