blog du Npa 29, Finistère
On annonce un taux de 60 % de grévistes à la clinique mutualiste de Lorient, de 30 % au centre de rééducation fonctionnelle de Kerpape. Les salariés des maisons de retraite Lorientine à Lorient, Kerloudan à Ploemeur étaient également dans le mouvement.
Le centre de Kerpape bloqué
Première action de la matinée : le blocage de l'entrée de Kerpape. « Nous ne laissons passer que les ambulances et les produits médicaux, ont expliqué les manifestants. Même la nourriture, nous la bloquons. Il y a du stock pour deux jours. » Lundi, le centre a fonctionné au ralenti, avec une équipe d'astreinte pour garantir la sécurité des patients.
Dans l'après-midi, tous les grévistes, environ 150 personnes, ont convergé vers le siège de la Mutualité, située place Colbert. Et ils ont envahi les lieux. Sur les blouses des infirmières, des aides soignantes, étaient inscrites des phrases telles que « j'aime mon métier, pas mon salaire », ou encore « gagner plus, c'est quand ? »
Le gros des revendications porte sur les rémunérations. « Entre un aide-soignant et un chirurgien, c'est un écart d'un à onze », s'indigne Marc Bacci, délégué CGT à Kerpape. Il stigmatise également l'accroissement des charges de travail, notamment dans les petites maisons de retraites, sans voir les effectifs augmenter.
Dans la salle de réunion du siège, investie par les salariés, ils ont pu dialoguer pendant plus d'une heure avec le directeur général André Beaudic. Ce dernier a rappelé que les salaires se négociaient au niveau national, dans le cadre de la convention collective définie par la fédération des établissements hospitaliers et d'aide à la personne (Fehap).
Il a toutefois précisé le calendrier des discussions pour réviser la dite convention. « Ce qui devrait durer jusqu'au 31 janvier 2011. » Il a également annoncé une revalorisation des salaires les plus bas (ceux des agents) de 2 %. Pas de quoi calmer la grogne des personnels. Ils ont décidé de poursuivre leur mouvement, ce mardi. Avec des actions dans la rue. À partir de 8 h, ils bloqueront le rond-point de la CTRL, vers la clinique mutualiste. Ils souhaitent également interpeller le sous-préfet, le président du conseil régional.