blog du Npa 29, Finistère
Réaction du Collectif "Marées vertes" de Bretagne (*) au point de vue "Mais pourquoi tant de haine ?" (**) de M. Olivier ALLAIN, président de la Chambre d’agriculture des Côtes d’Armor, publié dans Ouest-France, le 22 août 2011 édition d’Ille-et-Vilaine, le 23 août édition des Côtes-d’Armor et le 25 août édition du Finistère.
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Mais pourquoi tant de haine ?
Après l'affaire de la baie de Morieux, laissez-moi vous dire comment nous agriculteurs, vivons les attaques incessantes et gratuites contre notre profession.
On enrage de laisser croire, au plus profond de notre société, que les agriculteurs ne seraient que des productivistes ignorants des questions environnementales. On enrage qu'on laisse croire que nos exploitations ne sont pas depuis des années à la pointe du "produire propre". On enrage d'être pris pour les uniques cibles des causes de la prolifération des marées vertes. On enrage de lire que des stations d'épuration débordent et que, par voie de conséquence, des plages soient fermées sans que les journalistes ne fassent de lien entre pollutions urbaines et algues vertes. On enrage de voir occulter les rejets domestiques de tout un chacun, de chaque citoyen pris individuellement, qui ayant ainsi l'âme en paix, ne se prive pas de critiques faciles. On enrage...
Loin de nous l'idée de jeter la pierre et de rejeter en bloc toute part de responsabilité, mais nous avons un immense besoin de comprendre. La pollution de l'eau et le développement des algues vertes sont l'affaire de tous, y compris des collectivités territoriales. Leur manque de financement ne leur permet pas d'investir dans des mises aux normes nécessaires face à l'augmentation de la population. Les conséquences sont parfois dramatiques pour la protection de l'eau et de l'environnement.
Faisant fi de toutes ces considérations, nos détracteurs n'ont d'égale que leur médiocrité. Quelle profession peut aujourd'hui faire le constat d'être autant dénigrée ? Quelle profession peut ressentir si fortement ce sentiment d'ignorance de tous les efforts investis (plus d'un milliard d'euros ces dernières années) ? Quelle profession peut se sentir si injustement mise au ban des accusés et faire l'objet d'une telle discrimination ?
Près d'un Breton sur deux vit directement ou indirectement de l'agriculture bretonne. Gardons l'objectivité nécessaire pour prendre, tous et ensemble, le recul suffisant pour que cesse l'opprobe social et l'ignorance qui stigmatisent une profession qui aujourd'hui, plus que partout ailleurs en France, commence à récolter les fruits d'une prise de conscience et d'orientations engagées depuis bon nombre d'années. N'en déplaise aux groupuscules mal intentionnés, donneurs de leçons, à la critique facile, guidés par des convictions personnelles qui ne portent en rien l'intérêt collectif de notre chère région Bretagne.
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