Usage dévoyé du flashball, formation rudimentaire : les témoignages des policiers, lors du procès qui s'est ouvert mardi à Nantes, révèlent la face cachée de
cette arme. « Avec le flashball, reconnaît l'un d'entre eux, c’est quasiment impossible de tirer précisément.»«Ce sont des conditions de tir à l’aveugle», ajoute
le président de l'audience.
Communiqué du NPA : Le flash-ball en procès. mardi 6 mars 2012
4 ans après les faits, aujourd'hui, s'ouvre, à Nantes, le procès d'un policier accusé de « violences volontaires avec arme par dépositaire de l'autorité publique »
et ayant entrainé une ITT supérieure à 8 jours.
La victime était, en 2007, un jeune lycéen qui, à la suite du tir d'un cousin du flash-ball, le LBD 40, a perdu un oeil.
Ce procès qui est le résultat d'une mobilisation incessante en défense du lycéen blessé est important. Depuis cette manifestation à Nantes, d'autres jeunes ont été
eux aussi gravement blessés, à Toulouse en 2008, à Montreuil en 2009 et à Mayotte plus récemment. Ces jeunes eux aussi ont droit à ce qu'un procès ait lieu.
Le NPA s'est prononcé pour l'interdiction du flash-ball, des armes létales comme le Taser.
La tenue de ce procès à Nantes doit être l'occasion de populariser cette exigence.