blog du Npa 29, Finistère
26 février 2013 -
Une soixantaine de personnes ont rejoint le collectif des opposants à l'aéroport de Notre-Dame- des-Landes, créé en novembre à Guingamp. Elles se réunissent un mercredi sur deux au Centre culturel breton.
Le comité guingampais de soutien aux opposants Notre-Dame-des-Landes a signé son acte de naissance, le 10 novembre dernier, en
organisant la première manifestation contre l'aéroport dans la cité de la Plomée. À l'initiative d'une quinzaine de personnes, pour la plupart militant déjà dans diverses organisations, ce comité
se veut apolitique. Les membres sont priés de laisser leurs étiquettes partisanes à la porte de la salle de réunion.
Obsolète et pharaonique
Cet aéroport, ils le jugent coûteux et inutile, puisqu'il existe déjà des aéroports autour à Nantes, Brest, Rennes et Lannion... Gwenhaël Besnard, membre du comité
explique : « On ne créera pas d'emplois, on nous ment. On supprimera des aéroports comme celui de Lannion. Si l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes ouvrait, il faudrait en plus créer des routes,
des lignes TGV... Il n'y aurait plus d'argent pour d'autres types de projets. » Et Christine Gosset d'ajouter : « C'est aussi sacrifier 2.000 ha de terres agricoles. » « Il y a un chantage à
l'emploi. Pourtant, produire de la bouffe, c'est de l'économie durable », analyse Christian Goindin, lui aussi membre du collectif. En deux mots, ce projet datant de 1963 est jugé obsolète et
pharaonique.
Violences policières
Qu'attendaient-ils d'un gouvernement de gauche ? Rien, répondent-ils en coeur. « Hollande avait prévenu pendant la campagne que si Sarkozy passait, il y aurait
l'aéroport et que si lui passait, il y aurait aussi l'aéroport », se souvient Gwenhaël Besnard. Ces opposants réfutent la thèse selon laquelle la nomination de Jean-Marc Ayrault au poste de
Premier ministre aurait été un catalyseur pour la lutte. Mais ils déplorent la violence policière lors des expulsions. « On n'attendait pas cela d'un gouvernement de gauche, » regrette Christian
Goindin. Mais ce combat a aussi des côtés positifs : « La lutte autour de cette question fédère des personnes très différentes, qui en ont marre, analyse Sylvie Sanchez du comité guingampais. Des
jeunes, des vieux militants qui ressortent... »
De multiples actions
Des permanences se tiennent tous les vendredis, de 14 h à 19 h, à la Chapelle Ivre, 6, boulevard Guy-Ropartz, derrière la gare. Au menu : bricolage, fabrication de
pancartes et dépôt de matériel pour les occupants du site Notre-Dame-des-Landes. Fort d'une soixantaine de sympathisants, le comité organise également des actions de sensibilisation. Le vendredi
8 mars, une projection de film suivie d'un débat est organisée au Schooner-Pub, à Pontrieux, à 20 h 30. Le samedi 9 mars, une marche partira de la place du Vally pour rejoindre Bourbriac, où un
fest-noz aura lieu le soir à la salle du Danouët. Aujourd'hui, les opposants guingampais à la construction de l'aéroport croient à son annulation. Ils en veulent pour preuve la réinstallation de
fermes qui avaient été désertées.
« Le gouvernement trouvera une porte de sortie, sinon on restera devant la porte, » sourit Gwenhaël Besnard.
Contact Tél. 06.48.64.35.21 ou 02.96.21.62.15 ; courriel, notredamedeslandesgwengamp@yahoo.fr