blog du Npa 29, Finistère
*
6 janvier 2013 à 09h22
*
Ils étaient encore des milliers, ce dimanche matin, à participer au FestiZad anti-aéroport de Notre-Dame-des-Landes, dans des conditions difficiles de froid et de boue parfois jusqu'aux genoux. La mobilisation se poursuit jusqu'à ce soir.
*
Encore quelques centaines de danseurs autour du son techno, comme l'a constaté un journaliste de RennesTV, des milliers de campeurs disséminés dans la forêt et (surtout) dans les voitures et camions garés autour du site : il restait encore du monde ce matin sur la "Zone à Défendre", à l'aude du troisième et dernier jour du "FestiZad" anti-aéroport de Notre-Dame-des-Landes.
*
Pas de "tensions particulières"
*
Les gendarmes avaient estimé hier samedi à environ 8.000 le nombre de personnes présentes sur le site du futur aéroport depuis vendredi soir.
Les forces de l'ordre n'ont pas signalé "de tensions particulières" Jusqu'à cinq à six kilomètres autour du festival, des centaines, voire des milliers, de véhicules de toutes sortes - caravanes,
camping-cars, voitures, camionnettes où ont dormi des festivaliers dans la nuit de vendredi à samedi - étaient stationnées sur les routes menant à la ZAD.
*
Littéralement englués
*
Sur place, certains festivaliers, pourtant équipés pour parcourir le bocage détrempé par les pluies et une bruine persistante, se
trouvaient embourbés, prisonniers de la boue parfois jusqu'aux genoux.
*
Des concerts ont dû même être reportés en fin d'après-midi, le temps notamment que les participants puissent nettoyer les scènes. Mais malgré les conditions difficiles, l'atmosphère restait bon enfant sur le site.
*
Des barrages de gendarmerie aux entrées
*
La gendarmerie avait installé des barrages, vendredi, sur les principales voies d'accès au site, "pour garantir l'accès des secours", a expliqué, hier, le directeur
de cabinet du préfet de Loire-Atlantique. Mais les organisateurs du festival avaient accusé la préfecture de mettre "en danger des milliers de personnes". "Tout est bloqué aux entrées de la
ZAD. Que ce soit de la nourriture, des structures, du matériel médical et même les toiles de tente des manifestants".
*
La préfecture a souligné, hier, "qu'à défaut de postes secouristes médicalisés organisés au sein de la zone, comme c'est l'usage pour ce genre d'événement, les
autorités ont prévu des moyens de secours et d'aide médicale urgente à proximité". Le préfet Christian Galliard de Lavernée a indiqué que ses services avaient pu obtenir la présence d'un médecin
sur le site où, jusqu'alors, seule une association de prévention était présente. "À la suite d'une inquiétude signalée par ce médecin sur un manque d'eau, on en a fait acheminer 2.000
litres".
*