blog du Npa 29, Finistère
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11 décembre 2012 à 11h35
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Le tribunal de Saint-Nazaire a tranché. Le préfet est autorisé à démolir les "nouvelles cabanes" érgiées sur le site du projet d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes. Mais trêve hivernale oblige, les opposants ne devraient pas en être expulsés...
"Le préfet est donc autorisé à démolir, mais en aucun cas autorisé à expulser les occupants de ces cabanes", commente Me Lemoigne, avocat de l'association des
opposants au projet d'aéroport.qui a indiqué que plusieurs de leurs "occupants sans droit ni titre" avaient officiellement déclaré ce lundi à la préfecture et au concessionnaire de l'aéroport le
groupe Vinci qu'il s'agissait de leur domicile principal.
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Selon Me Lemoigne et deux représentants des habitants de ces cabanes présents au tribunal de Saint-Nazaire, la préfecture de Loire-Atlantique ne pourrait les
expulser qu'en entamant au préalable une nouvelle procédure judiciaire, alors que la trêve hivernale a commencé.
Un feuilleton judiciaire
Lors de l'audience du 4 décembre la préfecture de Loire-Atlantique avait réclamé leur démolition, sous 48H00....Mais la préfecture
avait adressé sa demande à l'attention des anciens propriétaires du terrain, expropriés: depuis le 23 novembre c'est le groupe Vinci, concessionnaire de l'aéroport, qui en est devenu
propriétaire. Le juge qui statuait en référé avait pris tous les intervenants de court lors de l'audience en se donnant une semaine pour réfléchir.
Installées le 17 novembre lors d'une importante manifestation d'opposants, ces "cabanes", sans permis de construire, sont devenues le symbole de la lutte des
anti-aéroport. Depuis la mi-octobre une campagne d'expulsions des squatteurs installés sur la zone, et de démolitions de fermes et cabanes qu'ils occupaient, se poursuit à l'aide d'importants et
coûteux effectifs de forces de l'ordre qui tentent de mettre un terme à ce qui est devenu, selon les opposants installés sur place, un des "plus grand squat à ciel ouvert d'Europe".
Pour tenter de déminer le sujet qui a tourné au niveau national à la polémique, le gouvernement a repoussé de six mois le défrichage prévu initialement en janvier
2013 et créé une commission de dialogue. Mais la ministre de l'Ecologie Delphine Batho rappelait dès lundi matin que cette commission n'a pas pour objet la "remise en cause du projet"
d'aéroport.
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Le site de l'Acipa]
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