blog du Npa 29, Finistère
Ca y est. Le couperet est tombé. Etranglée par la dette et sous le poids de ses déficits, la Grèce a fait appel à l'Union Européenne. Cette dernière, avec le FMI (Fonds Monétaire International),
a rendu son verdict : en échange d'un plan d'aide de 120 milliards d'euros sur 3 ans, la Grèce doit se plier à une cure d'austérité particulièrement brutale et injuste. Le gouvernement grec avait
déjà pris des mesures antisociales.
Là, on a atteint un autre niveau dans la « rigueur » qui va être imposée au peuple grec : régression du droit à la retraite (le socialiste et président du FMI
Dominique Strauss-Kahn préconise un départ à la retraite à 67 ans), baisse des rémunérations des fonctionnaires et retraités (gel des salaires, suppression des 13e et 14e mois qui font office de
congés payés en Grèce), nouvelle hausse de la TVA et de diverses taxes, réduction de l’ensemble des investissements publics, libéralisation des services publics (marchés des transports et de
l’énergie), facilitation des licenciements dans le privé!
Et les gagnants
Qui veut faire payer les travailleurs grecs ? Derrière la dette grecque il y a les vrais coupables : les créanciers, qui veulent baisser les salaires, les retraites des travailleurs grecs, les
licencier et attaquer leurs services publics, ont un visage : celui à 85% des banques européennes et, en premier lieu, les banques françaises comme la Société générale, le Crédit Agricole, BNP
Paribas...
Mais ces coupables ont des complices : les gouvernements européens qui multiplient les cadeaux fiscaux aux plus riches, donc diminuent les recettes et creusent les déficits. Les Etats s'endettent
alors et sont étranglés par les banques (qui ont reçu, il y en un an de cela, des centaines de milliards d'euros). Ces mêmes banques prêtent aux Etats à des taux d'intérêt exorbitants et
spéculent sur la dette grecque!
La boucle est bouclée. Les gouvernements mènent les politiques libérales pour faire payer, toujours aux mêmes, la crise.
Ce « scénario catastrophe » n'est pas réservé qu'à la Grèce. C'est une des conséquences de la crise du capitalisme. Le Portugal, l'Espagne, l'Irlande mais aussi la France peuvent se retrouver
dans la même situation.
Faire payer les coupables
Imposer des mesures pour contrecarrer les banques, c'est aujourd'hui essentiel. Exiger l'annulation de la dette grecque, constituer un service public bancaire à l'échelle européenne, au service
des populations, c'est primordial pour la population grecque comme pour tous les peuples d'Europe.
Mercredi 5 mai, les Grecs sont appelés à une nouvelle journée de grève et de mobilisation. Le NPA participera à tous les rassemblements et à toutes les initiatives en solidarité avec le peuple
grec.
Ce n'est pas à nous de payer leur crise!