Les quatre délégués CGT ont adressé hier au maire leur lettre de démission du comité technique paritaire et du comité d'hygiène et de sécurité. Ils estiment que, depuis quelques mois, ce comité
n'a plus un fonctionnement normal, l'adjoint au personnel communal laissant trop la parole aux cadres.
« Nous déplorons que les débats soient menés par le service des ressources
humaines et par le directeur général des services, et que leurs intrusions intempestives nuisent à la qualité du débat ».
Ils estiment aussi que les comptes rendus du comité ne rendent pas compte fidèlement des débats. Et ils restent réservés quant à l'annualisation du temps de travail, surtout pour les services
techniques : « Aujourd'hui, on change les horaires, on impose des périodes de congé, on modifie les plannings, on ne rémunère pas les heures
supplémentaires, tout cela sous couvert d'économies. Au final, l'annualisation du temps de travail n'est ni plus ni moins que la suppression
des heures supplémentaires. »
Cette démission pourrait, selon les délégués, bloquer la mise de l'annualisation du temps des travail des employés municipaux.
Suite au débrayage de jeudi dernier, les élus CGT tiennent aussi à répondre à l'adjoint au personnel Jean-Michel Debuyser. Celui-ci avait déclaré que « 80 agents sur
453 »avaient suivi le mouvement. Selon le syndicat, seuls les services techniques étaient concernés par l'appel, et 90 agents sur 120 y avaient participé, « le
rapport de force s'en trouve modifié ».
De même, l'adjoint avait estimé que « 60 % des services ont déjà dit oui » à l'annualisation. La CGT rappelle
que « seule l'organisation de trois services a été validée en comité technique paritaire : l'état-civil, la bibliothèque, le port de
plaisance, soit 2 % environ de l'effectif total des employés territoriaux ».
Le syndicat rappelle que les chefs de service ont parlé de variations d'horaires allant de 32 à 44 heures hebdomadaires, et non de simples quarts d'heure ou demies heures, évoqués par
l'adjoint. La CGT n'est pas hostile au changement, dès lors que le personnel l'accepte, et qu'il est accompagné de compensations. « Nous sommes des partenaires, pas des
adversaires. »
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