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blog du Npa 29, Finistère

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Oubliées du gouvernement, femmes seules avec enfants cherchent politique sociale désespérément (Bastamag)

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18 mars 2013 par Rozenn Le Carboulec

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Les familles monoparentales, composées surtout de femmes avec leurs enfants, subissent la crise de plein fouet:

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  une sur trois vit sous le seuil de pauvreté. Elles sont les grandes oubliées de la politique sociale du gouvernement. Alors que François Hollande s’apprête à dévoiler son « plan d’urgence pour le logement », le nombre de mères célibataires qui tombent dans la précarité ne cesse d’augmenter. Reportage auprès de ces premières victimes d’une politique publique totalement inadaptée.

 

Christine et son fils Loïc, 16 ans, vivent à deux dans un 24 m².

 

Le loyer est modeste : 290 euros, payés à un propriétaire privé. Mais l’humidité, les souris et les cafards, que l’on aperçoit se promener sur les murs et la porte du placard, attestent de l’insalubrité des lieux. Le propriétaire ne veut pas rénover. Au milieu du salon, qui sert aussi de chambre à coucher, impossible d’avoir une once d’intimité. Au dessus d’un tas de sacs et de valises, signes de plusieurs années de galère et d’un déménagement précipité, le lit superposé occupe la moitié de la pièce. Christine dort en bas et son fils en haut. Une situation qui s’éternise depuis 2005.


Avant, Loïc et sa mère de 39 ans ont vécu d’hôtel en hôtel pendant deux ans. Victime de violences conjugales, Christine a décidé de quitter son conjoint en 2003, suite à une hospitalisation d’un an. « Si je suis partie, ce n’est pas pour le plaisir. J’ai risqué la paralysie et le fauteuil roulant à vie », raconte-t-elle, pour justifier ce qu’elle appelle avec pudeur « sa situation compliquée ». Sans travail ni ressources, elle a contacté plusieurs associations, qui les ont finalement logés dans un hôtel à Montreuil, en attendant de trouver mieux. Leur appartement actuel, obtenu avec l’aide d’une amie, n’est pas encore à l’image de ce « mieux » qu’ils espèrent... depuis 10 ans. « On cherche un logement depuis que mon fils a 8 ans. Des assistantes sociales sont venues. En vain. La mairie ne nous propose rien. On me dit que je ne suis pas prioritaire, car mon enfant est trop âgé », déplore Christine, en pointant du doigt les attributions de logements sociaux, qu’elle estime injustifiées.

 

Une famille monoparentale sur trois sous le seuil de pauvreté

 

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