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blog du Npa 29, Finistère

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Parti socialiste : Hollande appelle les travailleurs à retrousser leurs manches (LO)




François Hollande ne manque pas une occasion de rappeler qu'il s'inscrit dans la même perspective que l'actuelle majorité de droite en matière de réduction du déficit de la France. Il le redit dans une interview donnée au quotidien économique Les Échos : « Respecter nos engagements (ceux du gouvernement Fillon, donc) serait déjà appréciable, si nous voulons remettre de l'ordre dans nos finances. Je le dis, un effort collectif sera nécessaire. »

Il précise qu'à la différence de la droite lui s'en prendrait, s'il était élu, aux avantages fiscaux que la majorité UMP and Co a accordés aux plus riches et qu'il raboterait des niches fiscales. Soit ! Mais cela reste flou. D'autant qu'en cette période électorale rares sont les politiciens qui ne promettent pas de rendre la fiscalité moins injuste. De Bayrou à Villepin en passant par Borloo, tous font des discours en faveur d'une meilleure répartition des « efforts » fiscaux. Même du côté de l'UMP et du gouvernement, on peut entendre ce type de propos.

Magie des mots, sans doute : plus ce type de discours fleurit, plus on constate que les très très riches sont de plus en plus à l'écart de ces « efforts collectifs » qu'évoque François Hollande. Et pas seulement parce qu'ils bénéficient d'une fiscalité qui leur est toujours favorable, pas seulement parce qu'ils profitent des nombreuses niches qu'au fil des années tous les gouvernements, de gauche comme de droite, ont construites à leur avantage. Car cette fiscalité, ces opportunités de se dérober à l'impôt ne datent pas toutes de 2007, date de l'arrivée de Sarkozy à l'Élysée, ni même de 2002. Tout simplement parce que les gouvernements qui se succèdent sont tout entiers au service de l'ordre économique en place, au service de cette économie capitaliste qui impose sa loi à la population entière.

Ce qu'il faut avant tout relever de la part de François Hollande, tout comme de Martine Aubry d'ailleurs, c'est qu'ils appellent déjà, bien avant qu'ils ne soient aux affaires, sans même savoir s'ils seront élus, les classes populaire à l'effort... partagé, nous précisent-ils. On sait ce que cela veut dire.

Car cet effort, la population laborieuse a été invitée à le faire, et depuis longtemps, bien avant que la crise serve de nouveau prétexte pour imposer plus encore de sacrifices. On nous dit que, dorénavant, il seront mieux partagés. À la manière sans doute de ce fameux pâté, composé d'un cheval d'une part et d'une alouette de l'autre.

Effort à droite, effort à gauche : les travailleurs sont avertis qu'il devront se défendre, quel que soit le nom qui sortira de l'urne dans neuf mois. Mais cet effort-là, ce sera au bénéfice de tous.

Jean-Pierre VIAL

 

 

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2245&id=6

 

 

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"J'ai tout mis sur le rouge et c'est le rouge qui est sorti, comment çà,  c 'est la banque qui gagne?"

Espagne : le PSOE appelle aux sacrifices

Prétexte de la crise oblige, en Espagne, pendant que la droite hausse le ton et que banquiers et capitalistes crient à la catastrophe, le nouveau numéro un du PSOE (Parti socialiste ouvrier d'Espagne) Rubalcaba -- comme son prédécesseur et toujours pour quelques semaines encore chef du gouvernement, Zapatero -- hurle avec les loups.

Il va falloir, dit en substance Rubalcaba, « être responsable et imposer équitablement des sacrifices sur les bénéfices et sur les salaires » -- histoire de dire qu'il tient la balance égale. Mais, puisque les patrons sont intransigeants et se battent déjà toute griffes dehors, le mieux, pour Rubalcaba, est de commencer par le plus facile, et surtout par ce que, comme tout dirigeant socialiste qui se respecte, il sait le mieux faire : s'attaquer aux classes populaires. Que capitalistes et banquiers continuent de se servir, mais un peu plus discrètement, dans les caisses de l'État, et tout continuera à aller pour le mieux... pour eux. Le patronat espagnol, qui recherche systématiquement et depuis longtemps à faire réduire la part salariale, pourrait aller plus loin dans ce sens.

Et Rubalcaba de préconiser aux dirigeants des syndicats la « modération ». Il recommande non seulement de ne pas réclamer d'augmentation de salaire, en dépit de l'augmentation rapide des prix. Il leur préconise de négocier de nouveaux sacrifices, précisés dans la réforme de la législation du travail refusée jusqu'alors. Plans de suppression d'emplois, baisses des salaires, précarité accrue, simplification et moindre coût des procédures de licenciement : voilà ce que Rubalcaba propose aux directions syndicales de discuter avec un patronat qui se sent le vent en poupe et une droite qui se sent aux portes du pouvoir.

Mais les paroles de Rubalcaba n'engagent pas les travailleurs, car la crise ce n'est pas à eux d'en faire les frais, mais à ceux qui en profitent depuis des années, et qui l'ont provoquée.

Henriette MAUTHEY

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2245&id=21

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