Il y a peu encore, les dirigeants du PCF se montraient critiques à l'égard du PS, lui reprochant sa mollesse dans la condamnation du « libéralisme », terme à la mode
pour éviter de parler du capitalisme, raillant les combats de chefs qui se déroulent en son sein, critiquant ses faiblesses à l'égard de Bayrou et du Modem.
Mais plus les échéances électorales des Régionales se rapprochent, plus l'attitude des responsables communistes devient floue. On sait désormais que dans cinq régions sur les 21 de la France
continentale, il y aura des listes communes PCF-PS, avec d'autres, dès le premier tour. Dans les seize autres régions, il devrait y avoir des listes du « Front de Gauche », regroupant le PCF, le
Parti de gauche de Mélenchon, ainsi que la Gauche unitaire, formation issue de l'ex-LCR, derrière Christian Piquet.
Encore que dans cette alliance, le climat n'est pas au beau fixe, en particulier entre le PCF et Mélenchon. Ce dernier, après avoir utilisé les militants du PCF pour faire campagne et se faire
élire député européen, exige aujourd'hui qu'on lui laisse la tête de la liste pour l'Ile-de-France. « C'est cela ou rien », aurait-il déclaré, ce qui ne l'empêche pas de faire les yeux doux aux
écologistes.
Et tout cela pour aboutir, au second tour de ces élections, à un ralliement sans condition, automatique, déjà annoncé, au PS. Sans même que l'on s'inquiète du programme que défendrait le PS, à
supposer qu'il se dote d'un programme, ce qui n'est pas certain. Sans s'inquiéter non plus des alliances qu'il se choisira, entre les deux tours de ces élections, avec ou sans le Modem.
Et ces mêmes politiciens, partant à l'assaut de postes qui sont pour eux autant de sinécures, voudraient nous faire croire que le résultat de ces élections va changer le sort de la population
laborieuse !
Commentaires: Bien sûr, "pour information", Lutte Ouvrière dans son splendide isolement continue toute seule, le NPA mène une bataille pour l'unité ET une politique anticapitaliste.