blog du Npa 29, Finistère
30 septembre 2010 -Le Télégramme
Le 30 mars dernier, l'association ADMR Centre de soins infirmiers de Penmarc'h informait l'Union nationale, après consultation de l'ensemble des professionnels de santé, de sa volonté de quitter le réseau ADMR29. Me Morvan, huissier de justice, a veillé au bon déroulement de la procédure. Pourquoi cette décision?
«Nous reprochions une augmentation exponentielle du coût de l'adhésion fédérale ainsi qu'une confusion constante et quasi quotidienne des fonctions d'infirmière et d'aide à domicile. Les prestations fédérales étaient opaques. Il n'existait pas de contrat formel quant aux prestations dues par la fédération. Nous dénoncions aussi un manque de communication avec les différents services fédéraux(...)», justifient les responsables du centre de soins de Penmarc'h. Après dépôt en préfecture et demande de parution au Journal officiel, ce centre s'appelle désormais «Association de santé infirmier de Penmarc'h et ses environs».
Refus de l'Union nationale
Dans un courrier remis par huissier le 7septembre 2010, la fédération ADMR 29 et Anne-Marie Kervevan, présidente de l'association ADMR locale de Penmarc'h,
assignent pourtant au tribunal de grande instance de Quimper le centre de soins infirmiers de Penmarc'h.
«Ils contestent la tenue des conseils d'administration, des assemblées générales extraordinaires et ordinaires. Ils veulent faire annuler notre décision pour des questions de forme. On s'étonne de cette critique alors que les représentants fédéraux étaient présents à chaque rendez-vous et qu'ils ont fait refaire des CA et des AG».
Outre l'assignation au TGI de Quimper, le Centre de santé infirmier a reçu, le 15septembre, par courrier de l'Union nationale, un refus de sortir du réseau ADMR. «C'est de l'acharnement. Le centre de santé de Penmarc'h détient son agrément et est propriétaire de ses locaux. Son fonctionnement est totalement autonome.
Quid de la liberté associative? Qui peut accepter un tel assujettissement? Quels sont les intérêts d'une fédération au bord du gouffre d'interdire à une association de quitter son réseau?», s'interroge-t-on à Penmarc'h. Ne pas ouvrir une brèche dans le système ADMR en est un, majeur.