blog du Npa 29, Finistère
2 octobre 2012 à 12h49
Ce mardi matin, Bretagne Vivante, qui a déposé un recours contre le permis du centre de formation et d'entraînement du Stade Brestois, à Plougastel-Daoulas (29), est sortie de sa réserve. Daniel Malengreau, administrateur, a confirmé que l'association ne ferait pas marche arrière, car "un tel dossier ne se marchande pas et ce serait fermer les yeux sur la loi".
Déplorant "un manque de concertation et une volonté de passer en force sans respecter les procédures", Daniel
Malengreau a ajouté qu'il n'hésiterait pas à attaquer si les travaux devaient être engagés malgré tout. Le projet de centre de formation semble donc bien
mort et enterré.
Bretagne Vivante a d'ailleurs souligné, pour ceux qui garderaient espoir, "qu'en plus des escargots
de Quimper vus sur le site, il y a des écureuils roux et une fougère appelée "Dryopteris Aemula", également protégés".
Pot de fer contre pot de terre
Bretagne Vivante estime qu'il existe trois sites sur le territoire
de BMO où une telle structure pourrait être implantée : il s'agit du terrain du Grand Stade, à Guipavas, de Kervillerm, à Guipavas toujours, et du Spernot, à Brest.
Rappelons que les investisseurs doivent se réunir le 8 octobre pour décider de la suite à donner au dossier. Les défenseurs du projet, eux, ont annoncé un
rassemblement samedi, à 11 h, sur le site de Plougastel. Une initiative que Bretagne Vivante ne semble pas apprécier du tout. Romain Ecorchard, juriste, rappelle
qu"écraser une espèce protégée est un délit passible d'un an de prison et de 15.000 € d'amende".
Plus d'informations dans Le Télégramme de ce mercredi.
Voir le site de notre pote Dédé l'Abeillaud :
http://ddlabeillaud.blogspot.fr/
Gros blocage en vue pour le dossier du Centre de formation du Stade brestois 29. Hier, Dominique Cap, maire de Plougastel, appelait à une négociation avec l’association Bretagne vivante, qui a déposé un recours devant le tribunal administratif contre ce projet de plus de 10 millions d’euros visant à former les futurs footballeurs de haut niveau.
Réponse aujourd’hui de Bretagne vivante : « Le site n’est pas bon […]. Ce n’est pas parce qu’une espèce protégée est là que tout projet est impossible. Mais il faut une dérogation. La procédure n’a pas été respectée. Mais même si c’était le cas, cette dérogation ne peut être donnée que pour des projets d’intérêt public majeur. Or pour nous c’est un projet d’intérêt privé. On n’est pas dans le sport pour tous. Le site sera fermé. Les jeunes de Plougastel n’iront pas là s’entraîner ».
« Nous, on joue la concertation »
L’escargot de Quimper est une espèce protégée, dont des particuliers puis Bretagne vivante avaient signalé la présence sur une partie du site envisagé de 10 hectares. L’association parle de « déni » dans les conclusions de l’enquête publique. Elle critique la précipitation des porteurs du projet et parle de « rouleau compresseur ». Selon elle, « des gens ont emmené ce projet dans le mur. Nous, on joue la concertation depuis le départ ».
Bretagne vivante se dit prête à collaborer pour l’étude d’autres sites. Mais celui de Plougastel lui paraît définitivement « inadapté ».
L’association s’inquiète également de l’appel à manifester samedi, lancé par le maire de Plougastel. Si cette manifestation a lieu sur le site du projet, elle craint « la destruction d’espèces protégées ». Pour elle, « il y a un risque fort de trouble à l’ordre public ».
Commentaire:
Chasse aux sorcières contre les écolos. Tout l'establishment brestois, y compris les journalistes ( du Télégramme) se mobilsent avec les "Ultras" c'est dire si l'heure est grave! Tous ensemble, tous ensemble avec les grands humanistes que sont les supporters et les fooballeurs, pro, des gens dans le besoin! Mobilisons ! En cette période de crise, arrêtons les dépenses inutiles, sauf le foot bien sû! Et bétonnons encore un peu plus les terres agricoles pour quel rapport pour l'économie locale? On apprend qu'il y a plusieurs sites, mais que le Stade ne veut aller QUE sur le site à escargots.