blog du Npa 29, Finistère
"En fait, il s'agit d'une marchandise réemballée, présente sur le marché depuis des années", explique dans les pages de Polityka le Pr Edmund Wnuk-Lipinski, sociologue, à propos de l'idéologie nationaliste en Pologne. "Il n'y a aucun élément nouveau, sauf l'intérêt que les médias lui portent. Ils s'y intéressent plus qu'à l'époque où ce mouvement faisait partie d'une niche. Un mouvement ouvertement antirépublicain et antidémocratique mérite davantage d'attention, car c'est un essai de radicalisation des slogans et du climat social", estime le Pr Wnuk-Lipinski.
A gauche, on fait front contre les organisations comme Jeunesses de la Grande Pologne et certains demandent même leur démantèlement. Le mouvement de Janusz Palikot et l'Alliance de la gauche démocratique (SLD, postcommunistes) organisent le samedi 17 novembre une réunion publique "Pour l'Europe et contre le fascisme" en réponse à la manifestation de l'extrême droite, note Dziennik Gazeta Prawna.
"Je suis content de ce qu'ont dit ces jeunes de la Grande Pologne, car ils ont ainsi montré leur vrai visage et en quoi consistait leur idéologie. Cela suffit pour les considérer comme des ennemis publics", déclare Wojciech Maziarski du quotidien Gazeta Wyborcza.
"Il n'y a aucune raison juridique pour interdire les Jeunesses de la Grande Pologne", affirme à la radio TOK FM le ministre de la Justice, Jaroslaw Gowin, selon lequel les organisations nationalistes ne violent pas la loi. Le ministre, connu pour ses prises de position très conservatrices, a dit à l'occasion que SLD, "un parti dont les racines n'ont rien en commun avec la démocratie", n'était pas bien placé pour s'ériger en donneur de leçons. "Je crois que les vieux messieurs feraient bien de prendre des antidiarrhéiques", a-t-il conseillé aux ex-communistes.
http://www.courrierinternational.com/revue-de-presse/2012/11/14/l-extreme-droite-persiste-et-signe