Mardi matin, les salariés d'Alkopharm, Alkochym, Pharminvest et d'IRQ Bios se sont rassemblés devant l'usine.
Après un projet de 22 licenciements dévoilé en juillet puis une action collective devant le conseil des prud’hommes de Quimper le mois dernier, le climat social reste tendu au sein des sociétés Alkopharm, Alkochym, Pharminvest et IRQ Bios (anciennement Girex et Mazal).
Mardi matin, les salariés des quatre entreprises ont débrayé devant les grilles de l’usine, zone de Kernévez à Quimper. « L’ensemble des salariés se sent une nouvelle fois harcelé (…), écrivent les délégués syndicaux CFDT dans un communiqué. Un coup de massue supplémentaire s’est abattu en fin de semaine dernière : trois salariés d’Alkopharm (un cadre, un agent de maîtrise et un chef d’équipe) sont touchés par des mises à pied conservatoires totalement injustifiées et abusives. »
Pétition
« On leur reproche d’avoir donné l’ordre de détruire un lot de matières premières, explique Alain Perrot, de la CFDT. Or, ce lot est toujours en quarantaine. » Les représentants syndicaux ont fait circuler une pétition pour demander à la direction d’Alkohparm la réintégration des trois salariés et l’annulation de la procédure. « Elle a été signée par 98 % du personnel des quatre entreprises », affirment les délégués syndicaux. Le débrayage, mardi matin, visait aussi à soutenir leurs trois collègues.
http://www.cotequimper.fr/2012/11/13/alkopharm-trois-salaries-mis-a-pied/