blog du Npa 29, Finistère
« La précarité dans le monde du travail est un sujet d'actualité. Mais quand elle est organisée par un employeur public local, cela pose question. » Hier, Patrice Campion, membre de l'union locale de Solidaires (Sud), a décidé d'informer sur le statut des personnes travaillant pour les services périscolaires des écoles à la Ville de Quimper.
« Une des salariées nous a contactés et nous a exposé sa situation. Employée depuis trois ans et demi par la Ville, elle assure des remplacements au sein des garderies, des cantines et des centres de loisirs, gérés par la municipalité. Le problème, c'est qu'elle n'a pas de contrat de travail. Elle est appelée la veille pour le lendemain et n'a aucun salaire fixe. Certains mois, elle gagne 700 €, d'autres 70 €. Elle ne peut donc faire aucun projet. C'est inacceptable. »
De 7 h 30 à 19 h 30
Selon le syndicat, près de 200 personnes seraient actuellement employées de cette manière, soit 150 équivalents temps plein. « La Ville leur fournit un acte d'engagement unilatéral qui n'a, selon nous, aucune valeur juridique, ajoute Patrice Campion. On leur demande d'être disponibles de 7 h 30 à 19 h 30 tout en précisant qu'il s'agit d'un temps partiel. Parfois ces employées, toutes des femmes, ne font que quelques heures dans la semaine. Certaines travaillaient comme ça depuis 9 ans. Beaucoup espèrent une titularisation. »
Sud fait un appel à toutes les salariées concernées afin de lancer une opération collective. « Il y a sûrement d'autres solutions que cette flexibilité totale, ajoute le représentant de Solidaires. Nous avons d'ailleurs rencontré Marc Andro, adjoint chargé du personnel communal. Nous lui avons demandé de titulariser ces personnels ou de leur assurer un salaire fixe, toute l'année. »
D'autres actions sont prévues dans les mois qui viennent : « Manifestation, intervention au conseil municipal, on envisage de faire du bruit, conclut le syndicaliste. La souffrance au travail, c'est aussi cette incertitude qui empêche les personnes de vivre normalement et qui les laisse dans l'attente. Nous pensons que la Ville de Quimper est un employeur suffisamment important pour trouver des solutions plus respectueuses du droit. »
Note du blog: La réponse de Marc Andro sera jointe dès qu'on l'aura trouvée...