blog du Npa 29, Finistère

Kristel est parent d'élève à l'école de Kerjestin. Hier, elle s'est réunie avec d'autres parents pour discuter du projet de suppression d'un poste au sein de l'établissement à la rentrée prochaine. « On tombe des nues, renchérit Fabienne, une autre maman. Nous avons appris la nouvelle par courrier il y a quelques jours, de manière très administrative. Mais c'est toute l'orientation de nos enfants qui est en question. Auront-ils une place dans une structure adaptée ? »
Projets communs
La classe d'inclusion scolaire (Clis) de Kerjestin accueille des enfants âgés de 9 à 12 ans. Ils sont scolarisés un an ou deux, en fonction de leur évolution. Les enseignements fondamentaux sont dispensés par une enseignante spécialisée selon le niveau de l'élève. Pour d'autres activités comme le sport ou des sorties, ils rejoignent les autres classes du groupe scolaire qui comprend, au total, 183 élèves.
La plupart des enfants handicapés viennent de la clis de Paul-Langevin qui accueille, pour sa part, des enfants de 6 à 9 ans. « La proximité de ces deux clis était intéressante puisqu'elle permettait de mettre en place des projets communs, témoigne Anne Le Floch, enseignante spécialisée. Il y avait une continuité dans le parcours scolaire. Les élèves étaient tirés vers le haut. »
Les parents ont écrit à l'inspection académique afin d'exprimer leur colère et leur crainte. « On attend la réponse, conclut Morgane. De toute façon, on n'a pas le choix. » La décision définitive sera connue la semaine prochaine à l'occasion de la publication de la carte scolaire (ouvertures et fermetures de classes dans le département).
« Aujourd'hui, on est confronté à une logique purement comptable, conclut un autre parent. Il faut rendre des postes alors on ferme d'autres classes. Mais le travail effectué avec des enfants qui ont de grosses difficultés se fait sur le long terme. En quelques mois, ces élèves ont progressé. Où iront demain ? »