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blog du Npa 29, Finistère

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Quimper L'entreprise Girex-Mazal (169 salariés à Quimper) placée en redressement judiciaire

 

Social jeudi 10 février 2011
 

L'entreprise Girex-Mazal, qui fait partie du groupe indien Wockhardt France, vient d'être placée en redressement judiciaire par le tribunal de commercie de Versailles ce jeudi. Rappelons qu'au sein de ce groupe, l'entreprise Girex -Mazal salarie actuellement 169 personnes sur le site de Quimper.

 

http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-L-entreprise-Girex-Mazal-169-salaries-a-Quimper-placee-en-redressement-judiciaire_40820-1688879------29232-aud_actu.Htm

 

 

Girex (170 salariés) en redressement judiciaire
vendredi 11 février 2011
 

A Quimper, le laboratoire pharmaceutique fait face à une situation difficile. La CFDT espère que cette procédure permettra de rechercher un repreneur « de façon transparente ».

Tout s'est joué jeudi

La procédure de sauvegarde, ouverte à la mi-octobre, a été transformée en procédure de redressement judiciaire jeudi, lors d'une audience du tribunal de commerce de Versailles. « Cette décision a été motivée pour cause d'absence de perspective à court terme et par le constat de l'impossibilité, par Wockhard, de présenter un plan concret. » Cette procédure va s'accompagner, sans doute le 23 février, de l'ouverture d'un appel d'offres public à repreneurs. Original, un comité de pilotage (regroupant employeur, administrateur judiciaire, un élu quimpérois et le secrétaire du comité d'entreprise) sera associé. Pour la CFDT, c'est un gage de transparence.


Défiance envers Wockhardt


Le sentiment dominant, à la CFDT, est la défiance envers le groupe indien Wockhardt. Ajay Sahni, le PDG de Wockhardt France, n'a pas la confiance du comité d'entreprise. « Ce monsieur manie bien la langue de bois. Mais... » glisse Pierre Quéau. La goutte d'eau (une de plus) qui a fait déborder le vase, c'est le compte rendu des démarches menées par le cabinet Oneida pour trouver un repreneur. « Le cabinet a contacté 320 entreprises. Sans résultat ! » Pour la CFDT, c'est clair : « Dans ces conditions, la procédure de sauvegarde menait l'entreprise dans le mur. Et on était dans le flou complet. »


Pas de cessation de paiement


Pierre Quéau, secrétaire du comité d'entreprise, insiste sur le fait que le tribunal de commerce de Versailles a ouvert une procédure de redressement judiciaire « alors que l'entreprise ne se trouve pas en état de cessation de paiement ». Selon le responsable CFDT, cette situation est inédite. Reste que la trésorerie de l'entreprise est fragile.


« Il faut se vendre »


L'équipe syndicale a multiplié les rendez-vous durant ces dernières semaines. Auprès des parlementaires, des services de l'État. Une délégation s'est même rendue au Ministère du travail. « Nous avons été reçus par le directeur de cabinet d'Eric Besson. Il avait l'air de connaître l'entreprise. » Toutes ces démarches visent un objectif, démontrer que l'entreprise et son personnel sont encore performants. « C'est ainsi que nous trouverons un repreneur. Il faut se vendre. »


« Priorité, les emplois »


Pierre Quéau avoue que l'ambiance est « tendue » au sein de l'entreprise. « Nous tenons informés les salariés très régulièrement. Ils peuvent même déposer leurs questions dans une urne. Ce dialogue est essentiel. » Essentiel, surtout, la sauvegarde de l'emploi. « Nous ne perdons jamais cela de vue, ces 170 familles. » Le responsable syndical sait que la route sera longue. « On ne pourra pas relancer l'entreprise, si la confiance n'est pas restaurée. C'est notre objectif. »


 

Jean-Pierre LE CARROU
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