Les retraités manifestent pour leur retraite
vendredi 02 avril 2010
-
Environ 90 retraités ont manifesté hier à Quimper à l'appel de la CGT, pour protester contre la revalorisation de
0,9 % des retraites. « Insuffisant », estiment-ils.
Les retraites ont été revalorisées hier. Pas assez, estime la CGT. Environ 90 anciens ont manifesté hier matin à Quimper.
Moyenne d'âge des manifestants : 65 ans. Harnachés de poissons en papier aux couleurs de la CGT, ils étaient environ 90 à défiler dans les
rues de Quimper, le matin du 1er avril. La revalorisation de 0,9 % des retraites au lieu de 1,2 %,
« faible inflation oblige » explique le gouvernement, a du mal à passer.
« Ce n'est pas un poisson d'avril, hélas », soupire un militant. 0,9 % en plus, ce n'est toujours pas assez pour
vivre, estime Marie-Andrée Bernard. « Le minimum vieillesse est en dessous du seuil de la pauvreté, martèle la responsable du collectif des retraités de l'union locale CGT
de Quimper. Là, on va encore vers un appauvrissement des personnes. » Une pétition a été remise au préfet de la capitale de la Cornouaille à la fin de la marche.
Sous les drapeaux rouges, ça marche lentement et ça discute sec. Des pensions, bien sûr. Elle tourne autour de 1 300 € en moyenne. Mais aussi de la
hausse du prix du gaz. « On n'est pas des rentiers, s'énerve Jean Guyomarch. Pour ce retraité de la Poste, cette mesure est une nouvelle injustice. Les gens se
chauffent moins, ils ont froid chez eux. La retraite de certains ne dépasse pas 810 € ! »
Un vieux musicien guilleret entame un air de scottish à l'accordéon. Ses voisines de manif fredonnent à côté de lui. « J'ai appris cette chanson à
l'école », se remémore une ancienne. Elle était alors loin de s'imaginer défiler pour « pouvoir vieillir dignement », comme le clame Michelle Jezequel.
Cette ancienne salariée de France Télécom a la rage contre le système. « Quand on voit l'opulence des uns, et la misère des autres, c'est scandaleux. Qui pourra se payer une maison
de retraite ? C'est minimum 1 500 €. On est obligé de se retourner vers le patrimoine, vers les enfants... »