blog du Npa 29, Finistère
« D'habitude, je ne manifeste pas. J'ai 79 ans, ma vie est faite. Mais je suis là pour mes petits-enfants. Je leur souhaite un monde meilleur. »
Madeleine a défilé, hier, dans le centre-ville. Dès 10 h 30, près de 2 500 personnes se sont rassemblées place de la Résistance à l'occasion de la fête du Travail. Une forte mobilisation, à la veille du second tour de l'élection présidentielle. « Je suis dans la rue pour réclamer un emploi pour tous, ajoute Alain. Un vrai travail avec un vrai revenu et pas un emploi précaire, comme on en voit tellement aujourd'hui. »
« Du travail, on en manque ! »
Lors d'une prise de parole unique, les syndicats CGT, CFDT, FSU, Solidaires et Unsa ont réclamé l'amélioration du pouvoir d'achat et la création d'emplois : « La crise ne peut être le prétexte pour remettre en cause nos systèmes sociaux [...] L'assouplissement des règles de licenciement ne peut que fragiliser la croissance économique [...] Il faut développer les droits des salariés et assurer des services publics de qualité [...] Il n'y a aucune raison de laisser les inégalités salariales perdurer, notamment entre les femmes et les hommes. »
Dans le cortège : des syndicalistes, des salariés, des élus, des jeunes... « Moi, je suis entrepreneur, lance Nicolas. Je suis là pour dire qu'il n'y a pas de vrai ou de faux travail. Du travail, justement, on en manque ! » Un clown monté sur échasses arbore d'ailleurs une pancarte « cherche vrai travail ». D'autres ont des revendications plus politiques : « Je suis là pour dire non à l'extrême droite et à l'austérité décidée par le gouvernement actuel », ajoute Isabelle.
Vive la tradition
Les manifestants se sont mis en route vers 11 h. Les retraités de la CGT ont mené le cortège. Ils ont longé les quais avant de revenir au point de départ. Un petit parcours pour un rassemblement qui a duré un peu plus d'une heure. Quelques gouttes de pluies sont tombées, juste à la fin, vers midi. « Ce n'est sûrement pas la météo qui va me dissuader de défiler pour la fête du Travail, conclut une manifestante. Dans ma famille, le 1er Mai dans la rue est une tradition. » Accroché à son manteau, un joli brin de muguet.
Lucile VANWEYDEVELDT