blog du Npa 29, Finistère
3 octobre 2010 - Le Télégramme
Environ 12.000 personnes ont, une nouvelle fois, manifesté, hier après-midi, dans les rues de Quimper, contre la réforme des retraites adoptée en première lecture à l'Assemblée nationale. La mobilisation locale demeure donc constante.
À Quimper, la détermination des opposants à la réforme des retraites ne faiblit pas. Ils étaient en effet environ 12.000, hier après-midi, à battre le pavé sous des
trombes d'eau, après être descendus dans les rues à 11.500 le 23 septembre, 12.000 le 7 septembre et 11.000 le 24 juin. Rincés, les manifestants - un public plus familial que lors des
rassemblements précédents - ont certes emprunté un parcours plus court que prévu, mais ils se sont peut-être fait plus entendre qu'il y a dix jours. Fumigènes, pétards, slogans criés en boucle...
Tel celui-ci: «Public, privé, actifs et retraités... C'est tous ensemble qu'on va gagner»! Difficile hier, sous la pluie et les parapluies, de distinguer les salariés du public, de toute façon
plus nombreux, de ceux du privé. Tout juste a-t-on aperçu quelques banderoles siglées Entremont-Alliance, Cégélec ou foyer Championnet de Kerlaz aux côtés d'autres banderoles plus classiques
(action sociale du conseil général, EDF, centre hospitalier de Cornouaille, etc.).
Le coup du CPE?
Une certitude toutefois, l'intersyndicale (CFDT-CGT-CFTC-CFE CGC-FSU-Solidaires-Unsa du Finistère) organisatrice n'a pas caché, hier, son espoir de renouveler le
scénario du CPE. Le projet de Contrat première embauche avait d'abord été adopté par le parlement puis retiré par le gouvernement d'alors sous la pression de la rue en 2006. «Aujourd'hui,
ensemble, nous sommes forts et nous pouvons gagner la retraite à 60 ans et à taux plein pour tous», s'est exclamé au micro Jean-Marc Cléry (Sens-FSU), au nom de l'intersyndicale, sous les
acclamations de la foule réunie place de la Résistance. Il a estimé que «le recul de l'âge de la retraite de 60 à 62ans ainsi que de 65 à 67 ans pour une retraite à taux plein» constituait une
réforme injuste. La perspective de «l'aggravation des injustices et des inégalités, le choix de faire porter l'essentiel du financement de la réforme par les salariés sont inacceptables», a-t-il
clamé.
«Autre redistribution»
L'intersyndicale a réaffirmé hier qu'«une autre redistribution des richesses est possible» pour conforter la retraite par répartition, alors que se profile, le 5
octobre, l'examen du projet de réforme par le Sénat. La plupart des syndicats maintiennent, en tout cas, leur appel à manifester une nouvelle fois le mardi 12 octobre. «Car ensemble nous pouvons
gagner», a répété le syndicaliste avant que le cortège ne s'ébroue hier. Un cortège dans lequel avaient aussi pris place des militants FO et CNT, ainsi que nombre d'adhérents de partis politiques
de gauche et d'extrême gauche.