blog du Npa 29, Finistère
La Fédération Pour une Alternative Sociale et Écologique (Fase) assure que « contrairement à ce qu'on nous rabâche, il n'y a pas de problème de financement des retraites. [...] Face à la voracité du capital, la Fase prône un autre type de développement qui garantit le droit à l'emploi et au temps libre, contre les inégalités qui conduisent aux retraites de misère pour les femmes, les ouvriers et les employés. Il faut baisser les durées du travail [...] »
Le Comité local du NPA dénonce : « Éric Woerth a annoncé la mise à mort de la retraite à 60 ans [...]. L'augmentation des cotisations des fonctionnaires équivaut à une baisse de salaire. L'âge limite est repoussé à 67 ans. Pour des millions d'hommes et de femmes qui ont connu chômage, précarité et interruption de leur travail cela signifie l'obligation de travailler jusqu'à 67 ans. Cette mesure va encore renforcer les inégalités qui frappent les femmes dont les pensions sont déjà largement inférieures à celles des hommes. Quant aux jeunes ce sont des retraites de misère que leur prépare la réforme. Cette journée (est une) première riposte d'urgence, point de départ d'un plan de mobilisation générale vers une grève générale à la rentrée. »
Pour la section du Parti socialiste « le report de l'âge de départ à 62 ans est une mesure idéologique qui ne règle pas les problèmes du financement des retraites, de même le gouvernement ne propose que des « mesurettes » de cotisations imposées aux hauts revenus et au capital alors que le gros des efforts est concentré sur les catégories populaires, les femmes et les personnes au parcours long et difficile. Aussi injuste qu'inefficace économiquement, la réforme proposée n'est qu'un signe et cadeau de plus fait aux marchés, aux plus privilégiés et à ses amis... Les propositions du PS montrent qu'une autre réforme est possible. »
Les Alternatifs estiment que « le retrait du projet de loi sur les retraites, c'est possible. Le recul de l'âge du départ à la retraite et du droit à la retraite à taux plein va toucher de plein fouet les classes populaires et toutes les personnes ayant été touchées par la précarité, notamment les femmes. [...] La mobilisation sociale est désormais décisive. Elle doit se poursuive dans les mois qui viennent, et s'amplifier encore et se généraliser en septembre. »
La section du PCF et les élus communistes du pays de Quimper prédisent que « le coup de poignard porté par le gouvernement à notre système de retraite va se traduire à la fois par un relèvement de l'âge du droit à la retraite, par la baisse des pensions, par un creusement des inégalités. »
L'avant-projet de loi présenté par Eric Woerth soulève l'indignation des syndicats. Le texte qui se voulait « responsable et juste », est qualifié au contraire « irresponsable et d'injuste » par les retraités syndiqués, ils parlent de « recul de société ». « Les retraites d'aujourd'hui et de demain sont liées par un système solidaire de répartition. Revenir sur ces acquis, c'est générer encore plus d'inégalités. La réforme ne fera que diviser les rangs de la société », explique la militante CGT.
Leur idée ? Conserver l'âge légal de la retraite à 60 ans et « aller chercher l'argent où il est, propose Marie-André Bernard, il faut taxer le capital, les stock-options. »
La CFDT, la CGT, FSU et FGR, s'unissent pour la manifestation de jeudi. « La protection sociale, le fond de solidarité, tout est remis en cause par le gouvernement, clame la retraitée CGT, Mais il n'est pas trop tard, il ne faut pas baisser les bras ».
Ils espèrent tous une grosse mobilisation à 10h30 jeudi 24 juin, place de la Résistance.