blog du Npa 29, Finistère

La réforme des collectivités territoriales en cours vise notamment à supprimer la clause de compétence générale qui bloquerait les collectivités en droit et en moyens dans leur soutien à la culture . La RGPP (Révision générale des politiques publiques) entraîne déjà la disparition effective de nombreux postes liés à la culture.
L'importance du culturel n'est pourtant plus à démontrer, tant en création qu'en diffusion, tant en amateur qu'en professionnel : cela crée du lien social, donne des racines à la jeunesse, donne à de nombreux adultes l'occasion de se retrouver en réseaux lors de leur temps libre, œuvre contre l'individualisme, renforce la solidarité et le pluralisme et participe ainsi fortement à l'émancipation citoyenne.
L'offre culturelle se montre vitale tant pour les territoires ruraux qu'urbains. De nombreuses collectivités ont mutualisé leurs moyens et adopté la compétence culturelle pour que le milieu rural accède à une offre proche de celle du milieu urbain. Sous couvert d'une modernisation administrative nationale, cette compétence culturelle est aujourd'hui remise en cause par des attaques budgétaires inacceptables.
D'autre part, le milieu culturel et associatif a prouvé depuis quelques décennies sa capacité à créer des emplois, de façon souvent remarquable, dans de petits territoires que l'on disait à faible potentiel économique. Le travail des acteurs locaux est d'autant plus vital s'il se réalise sur la durée, en dépassant les visées uniquement lucratives ou accessoires d'une promotion politicienne.
Face à l'ultra-libéralisme qui veut soumettre les arts et la culture à l'économie de marché, face à une certaine culture officielle élitiste, instrument de légitimation du pouvoir en place, nous voulons développer une culture populaire de qualité, n'excluant aucun public, une culture vivante qui encourage le droit à l'expression, à la transgression, qui pousse à la réflexion et qui devienne un des piliers de la démocratie.
Note personnelle du blogueur et de personne d'autre:
La gauche radicale botte courageusement en touche! Arriver à ne nommer ni la Bretagne et ni la culture bretonne (qui à mon sens ne se réduit ni à une langue
(le breton) ni à "des langues" (quand on n'oublie pas le gallo) fallait le faire!
Cela montre une frilosité que ne partagent pas la majorité des bretons . Il y a un décalage entre ce que vivent les bretons et ce que la gauche radicale s'autorise à penser. Le peuple (y compris les "travailleurs" ) appelle sa région par son nom et se sent bien dans sa "forte identité". Une "identité bretonne" qui (hélas pour les gauchos) est tout sauf exclusive envers les étrangers. Ce qui décidemment "ne colle pas" avec l'étiquette "Ligue du Nord" que l'on colle aux "régionalistes" et "autonomistes" d'extrême gauche.
Ce texte de référence s'adresse bien (?) à la Bourgogne, la Franche-Comté ou l'Ile de France, qui correspondent à l'idéal assimilationiste républicain, mais pas à la Corse, les cantons basques et autres régions occitanes , catalanes et provençales, à l'Alsace. Pourquoi, à la gauche de la gauche, faire comme si l'éradication totale et tant espérée des différentes cultures, des patois, dialectes et langues régionales avait déjà eu lieu?
Bien sûr faire de la culture bretonne l'unique étendard comme Europe Ecologie ou "débaucher" des personnalité de la culture bretonne comme le PS n'est pas
mon propos.
Juste ne pas oublier que le peuple breton existe bel et bien dans sa diversité.