blog du Npa 29, Finistère

30 octobre 2009 - Le Télégramme
La stratégie d'alliance à gauche du Parti communiste français va-t-elle priver Jean-Yves Le Drian de ses alliés, au premier tour des régionales? Pas si sûr...
Le week-end dernier, le Parti communiste français et le Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon tombaient d'accord pour partir ensemble aux régionales, comme ils
l'avaient fait avec un certain succès aux européennes. Voilà évidemment qui ne fait pas les affaires de Jean-Yves Le Drian: déjà chagriné par la décision des Verts et de l'UDB de mener leur
propre liste, en rêvant de rééditer le score d'Europe-écologie, le président peut craindre aujourd'hui de perdre ses solides alliés communistes.
«Ensemble de toute façon»
Ces derniers, qui reconnaissent volontiers que le gouvernement breton d'union de la gauche a excellemment fonctionné, ne semblent pas pressés de rompre les ponts avec le PS pour s'allier avec un
Parti de gauche aujourd'hui peu présent et pas structuré en Bretagne. «Nous sommes en contact avec les représentants bretons de la Gauche unitaire (NDLR: proche du
NPA d'Olivier Besancenot, mais favorable à une union de la gauche) et du Parti de gauche», commente le costarmoricain Gérard Lahellec, vice-président de la Région chargé des
transports.
«Notre but est d'arriver à un projet pour la Bretagne qui soit à la fois ambitieux socialement, et capable de déboucher sur une stratégie unitaire des forces de
gauche». Alors, une unité PS-PC-NPA dès le premier tour? «Il n'est pas interdit de penser que nous définissions un projet commun et une même stratégie», répond-il. «De toute façon nous serons
ensemble au second tour, alors pourquoi pas au premier?»
En quête de convergences
Pour répondre à cette question, les communistes bretons ont établi un calendrier de rencontres. Le 7novembre, la centaine de délégués des fédérations PC, réunis en conférence régionale,
établiront projet (s) et stratégie (s), qui seront soumis au vote des adhérents du 19 au 21novembre. «Dans la foulée, le 13décembre nous proposons une confrontation avec tous les partenaires de
gauche afin de déterminer si des convergences sont possibles», poursuit Gérard Lahellec.
«Le PS viendra, la Gauche unitaire aussi, le Parti de gauche sera certainement représenté, les Verts et l'UDB sont invités mais n'ont pas encore répondu». En menant cette démarche, les communistes bretons désobéissent-ils à leurs instances nationales? «Non, il est admis qu'il puisse y avoir des exceptions», répond Gérard Lahellec.
«Ici, nous avons bien fait avancer les choses dans une réelle harmonie à gauche, et nous espérons être en mesure de? gauchir ?un programme d'union». Et puis, le
vice-président de la Région ne le dit pas, mais le PC, qui pèse peu en Bretagne, n'a pas grand-chose à gagner à une alliance avec le Parti de gauche qui pèse encore moins.
Note:
La phrase en rouge nous dérange, nous la démentons chaque fois que nous pouvons. Elle semble mettre en évidence à une certaine complicité entre le PCF et une partie de la base du NPA, contre sa direction, qui n'existe pas. Maintenant, c'est sûr, venir "préciser" des faits qui nous semblent injustes, fait automatiquement de nous des gens inaudibles, partisans de la cuisine électorale, de la langue de bois etc.
La période de la Gauche Unitaire dans la Lcr a été particulièrement pénible en Bretagne. Voilà des gens, j'ai du mal à dire "camarades", qui avaient depuis des années une discipline interne, ce que nous appelons une "tendance", différente de celle de la LCR, ce qui faisait partie des statuts. Mais ils ont "poussé" les divergences plus loin. Leur dirigeant, permanent, ne participait plus depuis des années à l'animation de l'organisation commune mais à son propre groupe. Ils se sont battus de toutes leurs forces contre la création du NPA. Ils ont créé des listes dissidentes aux élections.
Dans les nouveaux comités NPA, quand ils les ont rejoints, ils ont fait de l'obstruction. Désavoués largement au niveau national, exigeant pour ce qu'il faut bien appeler leur "fraction", des "postes" à l'exécutif, alors qu'il était question de "faire monter" les nouvelles générations, ils sont alors partis fonder leur propre "organisation" qui compte entre 50 et 100 membres au niveau national. Alors les classer comme "proches du NPA" cela ne rend pas compte des dégâts qu'ils nous ont infligés.
Au fond, pourquoi "tant de haine" direz-vous? La Gauche Unitaire veut créer (avec ses faibles forces) un parti où se fondraient tous les autres sauf le PS, comme Die Linke en Allemagne. Comme la LCR s'est dissoute dans le NPA, ils croient naïvement que PG, PCF et autres vont faire de même. Le seul obstacle ce serait le "radicalisme" du NPA. Nous empêchons l'Unité telle qu'elle devrait être selon eux: la dissolution simultanée de tous les autres partis dans un seul parti "antilibéral" selon leur shéma! Et nous ne respectons pas ce shéma!
Nous avons proclamé le "Messie" trop tôt! Nous devenons donc un obstacle à l'arrivée du vrai Messie, le leur. Le "vrai" parti unique de la gauche radicale. où
se dissoudrais ... même le PCF ! Car pour défendre leur politique, ils ont choisi l'alignement sur le parti qui a le moins envie de se dissoudre: le PCF!
Celui-ci "pèse" en effet, (sans compter les élus) au moins 5 fois le NPA, 10 fois le PG, 1000 fois la GU...
Nous n'avons que le tort d'avoir proclamé le "Messie" avant son arrivée réélle prévue par les textes ! Nous avons crée un blasphème. Bref, nous devenons en bonne logique sectaire, l'ennemi principal, tout est de notre faute et tout est permis contre nous.
Des divergences en matière de proclamation du Messie je vous dis ...