blog du Npa 29, Finistère
Après l’annonce de 1 400 suppressions d’emplois, la reprise s’annonce difficile demain, mardi midi, à l’usine PSA de la Janais, à Chartres-de-Bretagne, près de Rennes (Ille-et-Vilaine). Avant la bataille, les syndicats sont divisés.
Les 5 600 salariés de l’usine rennaise ont appris, mi-juillet, avant les vacances, que PSA prévoyait 8 000 suppressions de postes, dont 1 400 sur le site rennais. Les syndicats craignent logiquement une rentrée « compliquée ».
Les interrogations sont nombreuses. Sur la stratégie de Général Motors, notamment, devenu le 2e actionnaire de PSA Peugeot Citroën, en mars. Mais aussi sur celle des syndicats de l’usine, divisés.
L’intersyndicale (FO, CFDT, CFTC, CGC, UNSA et SIA, 2e syndicat de l’usine), s’est réunie, ce lundi… sans la CGT.
Celle-ci reproche aux autres syndicats « d’avoir signé le plan permettant de supprimer des emplois. Alors, après, c’est facile de pleurer », dénonce Michel Bourdon, délégué CGT.
Chez FO, ces propos font bondir : « Si on n’accepte pas le plan de départs volontaires, ce n’est pas 1 400 suppressions d’emplois, c’est tout le site qui est en danger », rétorque Pierre Comtesse, délégué FO.
Bref, ça coince. La CGT a convié les autres syndicats à une réunion, jeudi. « Il y a des emplois en jeu. Il faut arrêter les querelles », annonce Michel Bourdon.