Les 11 postiers condamnés à payer 1500 euros d'amende, plus 500 euros de dommages et intérêts aux parties civiles et 150 euros de frais de justice, ont décidé de faire
appel.
Occupation ou séquestration
Les postiers ont toujours clamé leur innocence, parlant d'occupation et non de séquestration. Olivier Besancenot a d'ailleurs assuré :
« J'ai soutenu des séquestrations et je n'ai pas l'habitude de me cacher derrière mon petit doigt. »
Le 10 mai 2010, des postiers mobilisés contre le projet de restructuration baptisé « Facteur d'avenir », font grève depuis deux semaines. Ils entendent négocier avec le directeur départemental de la poste de Nanterre, Jean-Yves Sénat. Une quarantaine de grévistes investissent alors le hall, puis les escaliers des bureaux de la direction.
D'après les syndicats, ce sont les cadres de La Poste, reconvertis en vigiles pour l'occasion, qui ont eux-mêmes verrouillé le bâtiment. Chez Sud, on assure que la direction avait formulé une promesse orale de négociation qu'elle n'a pas tenue. Les prévenus encouraient une peine maximale de cinq ans de prison et 75 000 euros d'amende.
Le 20 juin dernier, à l'appel du NPA, militants et politiques avaient fait le déplacement pour afficher leur soutien aux postiers grévistes. Nicolas Hulot (EE-LV), Benoît Hamon (PS), Pierre Laurent (PCF), Arlette Laguiller (Lutte Ouvrière) et Olivier Besancenot s'étaient accordés pour défendre le droit de grève et condamner la « criminalisation des faits de grève ».
Photo : mobilisation de soutien aux postiers accusés de séquestration devant le tribunal de Nanterre (92) le 5 septembre 2001 (Noémie Buffault).