blog du Npa 29, Finistère
Vous étiez avec la délégation de la CGT de Sobrena reçue au ministère de l'Industrie. Qu'en est-il sorti ?
C'était une réunion de fond, de près de trois heures. Nous avons reçu un engagement très fort de la part de l'État. Le gouvernement considère que la réparation navale est une question de stratégie industrielle pour la France. Il s'engage à monter un projet industriel pérenne et durable pour cette activité, à Brest.
Des pistes ont-elles été évoquées ?
Aucun nom n'a circulé. L'État a été surpris par l'annonce de François Meunier (NDLR, le patron de la Sobrena). Mais il a réagi. Le comité interministériel de restructuration industrielle travaille déjà très fort sur le dossier. Et l'agence française des investissements internationaux est aussi sur le coup, pour prendre en compte la dimension complète de la réparation navale.
Quelles sont les prochaines étapes ?
Nous attendons des avancées significatives le 10 novembre, date de la prochaine réunion. Mais d'ici là, il n'est pas question que Meunier refuse du travail dans l'entreprise. Il doit aussi payer les salaires jusqu'à ce que le projet industriel soit trouvé. Les salariés continueront à se mobiliser, intelligemment comme ils ont su le faire depuis le début. Et cette réunion nous prouve qu'ils ont eu raison de se mobiliser. Sans cela, il n'y aurait déjà plus de réparation navale en France.