blog du Npa 29, Finistère
Communication du Casss-PaPIERs (Collectif d'actions, de soutien et de solidarité envers les sans papiers)
Depuis lundi soir, 24 demandeurs d'asile, dont une dizaine d'enfants, n'ont plus de toit. Expulsés faute de financement par l'Etat des hôtels où ils étaient hébergés, ils dorment dehors, au port de commerce, dans le petit hall de l'AFTAM.
Chaque jour qui passe, la réponse de la DDCS (ex-DASS, qui gère l'hébergement d'urgence) est de plus en plus insupportable. Les premières nuits, les familles avec
les plus petits enfants étaient encore logées à l'hôtel. Hier soir, une famille tchétchène avec un enfant de un an et demi a eu un refus de prise en charge.
Ces migrants sont des personnes qui demandent l'asile politique à la France. Les conventions internationales font obligation à l'Etat français de les héberger le temps de l'étude de la demande. En refusant de leur donner un toit, l'Etat bafoue le droit international et renie sa signature.
A Brest, cette attitude a fait réagir de nombreux travailleurs sociaux, des membres d'associations qui travaillent avec les étrangers, des personnels des écoles dans lesquelles sont scolarisées les enfants, des voisins, un restaurateur, un hôtelier.
Hier, la solidarité a joué à plein : apport de nourriture, accès à des toilettes privatives, temps d'échange et de discussions, accompagnement des enfants à la patinoire, et, hier soir, hébergement militant de tous les enfants pour leur éviter de passer une nouvelle nuit dehors.
Face à ce déni de droit de l'Etat qui bafoue la procédure d'asile, notre solidarité avec ces migrants à la rue reste entière. Le Collectif d'action, de soutien et de solidarité avec les sans-papiers (Casss papiers) appelle les citoyens à se réunir devant la sous-préfecture, samedi à 10 h 30, pour réaffirmer le droit au logement de tous.
Le Casss-PaPIERs