blog du Npa 29, Finistère
Fin 2007, début 2008, leur lutte avait été exemplaire. À l'époque, les 29 salariés d'Assystem découvrent que le groupe auquel le centre de Quimper appartient, revoit sa stratégie.
Bien que bénéficiaire, Assytem envisage de fermer ce centre de recherche et développement. Avec plan social à la clé. Les salariés (deux tiers d'ingénieurs), anciens de Matra Nortel, peu habitués des mouvements sociaux, développent un combat qui va payer. En février 2008, un repreneur se manifeste, TES Electronic Solutions.
« Carnet de commandes plein »
Trois ans plus tard, TES se porte mal. « Des difficultés de trésorerie ont amené le groupe au dépôt de bilan. TES a été placé en redressement judiciaire. Les administrateurs ont fixé au 15 avril la date limite de dépôt des candidatures pour une éventuelle reprise », témoigne un élu du personnel.
TES est solidement implanté en Ille-et-Vilaine (311 salariés au siège social à Langon et 40 à Bruz). Quimper est resté un centre de recherche et développement centré sur l'électronique. « Contrairement à l'époque d'Assystem, notre carnet de commandes est plein. » La crainte se nourrit du fait que le site de Quimper, contrairement aux autres, n'a reçu aucune visite de candidats à la reprise. La richesse de TES Quimper, c'est la matière grise des 26 salariés (il y a eu trois départs depuis 2008).
L'intégration à TES s'était bien déroulée. « Nous complétions leurs compétences. Rejoindre un nouveau groupe ne nous fait pas peur. » Mais jusqu'à présent, aucune information fiable. Seulement des rumeurs. « Faute de repreneurs, on pourrait être liquidés. » À moins que le carnet de commandes bien fourni n'apporte un délai supplémentaire. Aujourd'hui, l'équipe quimpéroise veut faire comprendre à un éventuel repreneur que la matière grise disponible sur place représente un atout important.