blog du Npa 29, Finistère
Septembre 1920. Pour l’état révolutionnaire russe c’était un moment de grand espoir – mais aussi de grand danger.
En 1917, les travailleurs russes avaient pris le pouvoir. Depuis ce temps, ils avaient subi une soi-disant « guerre civile » [en réalité l’invasion d’une douzaine d’armées étrangères, y compris la britannique et la française] atrocement cruelle. Des révolutions en Hongrie et Bavière en 1919 avaient été rapidement écrasées.
Les dirigeants bolcheviques savaient bien qu’il fallait étendre la révolution. Si la révolution restait isolée, elle ne pourrait pas survivre. Personne ne parlait encore du socialisme dans un seul pays. Le nouvel état soviétique avait donc besoin d’alliés, dans ses propres intérêts et dans l’intérêt des travailleurs du monde entier. Ou bien le socialisme étendait sa victoire, ou bien l’exploitation continuait et de nouvelles guerres allaient se préparer.

C’était dans cette perspective que l’Internationale Communiste avait été créée en 1919, dans le but d’encourager la révolution mondiale.
Le deuxième congrès de l’Internationale, tenu à Moscou en juillet et août 1920, avait regroupé un grand nombre de socialistes et de syndicalistes qui allaient dès lors former les nouveaux partis communistes à même de bouleverser le capitalisme mondial une fois pour toutes. Mais la grande majorité des délégués venaient de l’Europe.
Il fallait aussi chercher des alliés ailleurs, dans ce que Zinoviev, le président de l’Internationale Communiste, appelait « la deuxième moitié du congrès de l’Internationale1 ». Voilà ce qui a constitué le congrès de Bakou.
