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blog du Npa 29, Finistère

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UNE BOMBE DÉSARMORCÉE EN ULSTER (l'Express, Reuters)

UNE BOMBE DÉSARMORCÉE EN ULSTER

 


"Le but était de tuer des policiers, ça ne fait aucun doute pour moi ", a dit le commissaire Alasdair Robin, dénonçant "les terroristes et les criminels qui veulent nous ramener aux heures les plus sombres de notre histoire".


Les affrontements entre groupes pro-britanniques et nationalistes ont fait quelque 3.600 morts avant la conclusion d'un accord de paix en 1998, suivie de promesses de désarmement des principaux mouvements d'activistes des deux camps, notamment l'Armée républicaine irlandaise (IRA).


Des actes de violence sporadique éclatent encore en Ulster, où deux soldats et un policier britanniques ont été tués en mars par des groupuscules républicains dissidents opposés au processus de paix.

 


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Irlande du Nord: embuscade contre des policiers britanniques

(Suisse romande, dimanche)


Des inconnus ont ouvert le feu sur des policiers britanniques samedi soir dans un petit village d'Irlande du Nord, près de la frontière avec la République d'Irlande. Cet incident fait craindre un regain de violence dans la province britannique.


Les policiers ont répliqué à ces tirs, a indiqué la police. Aucun membre des forces de l'ordre n'a été blessé dans cette embuscade, a-t-elle précisé.


L'attaque s'est produite dans le village de Garrison, à 40 km d'Enniskillen où onze personnes avaient été tuées en 1987 dans un attentat attribué à l'IRA - l'une des attaques les plus meurtrières du conflit irlandais.


Un député local de l'assemblée d'Irlande du Nord a mis en cause des dissidents républicains, opposés au processus de paix en cours dans la province. Cette attaque a provoqué le "dégoût" dans cette région, a ajouté Tommy Gallagher, membre du parti catholique modéré SDLP.


L'Ulster est pacifié depuis les accords du Vendredi Saint de 1998 entre indépendantistes catholiques et protestants habitant cette province britannique.


Mais l'assassinat, revendiqué par des républicains dissidents, de deux soldats britanniques et d'un policier en mars dernier, pour la première fois depuis dix ans, font craindre une résurgence de la violence par des milices paramilitaires.


Avant les accords de 1998, la violence en Irlande du Nord avait fait plus de 3500 morts en trois décennies.

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Voici ce que disaient en mars des camarades irlandais, qu'on ne peut soupçonner de terrorisme, vu qu'ils condament depuis toujours l'échec du "militarisme Républicain" (c'est à dire de l'IRA) en Irlande.

 

 

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Action armée en Irlande


Le Sinn fein rejoint Michael Collins*



* Michael Collins, voir le film du même nom, chef de l'IRA avait eu à "gérer" une guerre civile, entre ceux qui acceptaient la partition du pays (un mur quoi) et ceux qui la refusaient.


12 Mars 2009 John McAnulty (Socialist Democracy )

 


Il y a eu une réponse unanyme au meurtre de soldats britanniques dans le comté d'Antrim et à Graigavon.

Ils ont tous dit:

Les militaristes républicains n'ont rien à offrir

Les militaristes n'ont aucun soutien

Le processus de paix dans le Nord est en sécurité

 


Une seule de ces assertions est vraie!
C'est vrai que les militaristes n'offrent aucun progrès aux travailleurs irlandais. Par contre qu'ils n'aient aucun soutien et que le processus soit garanti n'est pas vrai. C'est précisément parce que le processus s'effrite qu'ils gagnent du terrain.


Il est impossible de trouver quelqu'un, hors des cercles du Sinn Fein, qui croie que l'issue du processus soit une Irlande réunifiée. Ce qu'ils espèrent c'est que l'état croupion du Nord devienne une société plus égale.

C'est comme cela depuis le début. Les droits démocratiques sont devenus des droits religieux égaux en sectarisme. Ce qui ne donnait pas encore assez à la base unioniste.

 

Le DUP a promis de laisser démocratiser la police et la justice et au Sinn Fein on a fait des promesses autour d'un musée des grèves de la faim, un stade pour les sports gaëliques et une loi pour la langue irlandaise.

Il a été impossible d'obtenir de l'administration du DUP qu'elle tienne ses promesses et Sinn Fein n'a pas réussi à bloquer l'exécutif. Les britanniques ont donc offert des compensations: 12 000 livres par victime de la terreur d'état. Les Unionistes ont râlé et cela a été reporté. Assèchement des pot-de-vin.

 

Au plan économique, les tirs ont obligé Sinn Fein et et le DUP a remettre une visite aux USA pour récolter des investissements. Tous ces voyages, des échecs, servent à cacher l'absence de stratégie économique réelle pour le Nord de l'Irlande.


Ceci n'a pas conduit à un rejet de masse de l'accord chez les nationalistes. Les capitalistes irlandais soutiendront tout plan impérialiste. L'église catholique a vu sont pouvoir renforcé par l'accord. La classe moyenne profite de "l'égalité" de recrutement dans les services publics. Sinn Fein bénifie lui-même d'une cohorte de "travailleurs sociaux" payés par l'état.


Une minorité des républicains a rejeté SF et la partition espérant réanimer une campagne militaire contre l'occupation anglaise. Cela n'a pas eu d'effet, après la démoralistion des nationalistes, due à des décennies de militarisme et de répression d'état, à cause de leur division et par l'absence de soutien populaire. Et surtout l'absence totale de programme politique les a handicapés.

 

Ils ne sont pas encore nombreux, mais ils ont assisté au départ des derniers militaristes de chez les provos. Plus généralement, il y a une répulsion grandissante face au parfum  de corruption autour Sinn Fein. Une grande partie de la jeunesse de la classe ouvrière ne voit rien venir du nouveau monde promis.

Et puis la surveillance a baissé. Les services secrets connaisssent les anciens, mais pénètrent peu les nouveaux milieux. Il y a aussi de nouveaux réseaux disponibles pour donner de l'argent, des renseignements, des planques et caches d'armes.


Leurs opposants ont raison de dire qu'ils n'ont rien à offrir. Dans la plus pure tradition de la force physique du républicanisme, la "vraie Ira" RIRA, se vanterait presque de n'avoir pas d'organisation politique derrière.


Sans aucune hésitation, ils ont inclu un livreur de pizzas dans leur liste de cibles, sans la moindre idée de combien ces cibles innocentes ont démoralisé leur supporters et sali le nom du républicanisme par le passé.

 

Ils n'ont aucun autre argument que " trahison " pour le gigantesque échec des décennies de lutte armée et la relative facilité avec laquelle leurs ex camarades ont été absorbés par l'appareil d'état colonial. Pire que tout, ils semblent aveugles au fait que les capitalistes du Sud sont les plus fanatiques défenseurs de l'accord et le principal mécanisme par lequel la dissolution des provos a été obtenue.


Dans le cadre traditionnel de la force physique, ils ont une seule stratégie: leur force n'est rien face au monstre de l'armée anglaise, mais ils sont persuadés qu'une simple activité de basse intensité est suffisante pour balayer le nouveau Stormont (gouvernement).

 

Ils pensent aussi en mettant ainsi la pression, pouvoir défaire Sinn Fein et récupérer ses supporters.


Politiquement, il est extrêment douteux que l'action armée puisse renverser l'état croupion. Il est vrai qu'il est en ruine depuis le début, mais il s'écroule à droite, vers plus de réaction, dans l'intérêt de l'impérialisme, dirigé par la réaction unioniste et la capitulation républicaine. Le militarisme peut seulement aiguiser les contradictions, accélérer le processus, dans ce cas l'amener encore plus à droite.

 

Un signe de cette "droitisation" est l'appel de Martin Mac Guinness à informer la police et à soutenir la répression.

 

Sinn Fein a peu de choix. Ils sont eux mêmes la cible des républicains. S'ils admettent que l'accord a foiré, leur parti s'écroule. Ils doivent soutenir  la répression dans l'espoir que l'état les arrête tous. A la moidre hésitation, ils risquent de se faire virer de l'administration. David Cameron a prévu qu'il voulait substituer à l'allance gouvernementale "forcée" actuelle, une alliance "volontaire", c'est à dire Unioniste.


Nous allons vers un basculement à droite.

A cour terme les militaristes on renforcé l'accord impérialiste.

Le DUP a félicité Sinn fein mais cela ne veut pas dire qu'ils vont soutenir des réformes. Leur base va réclamer l'expulsion de SF de l'administration.


Le processus va continuer d'aller à droite. Les actions militaire n'offrent rien, mais pas plus leurs opposants : soutenir la répression et dénoncer toute critique comme du terrorisme.

Les manifs des syndicats après les meurtres le montrent.

La vague d'hystérie n'était pas tounée contre une poignée de militaristes. Le rejet de la société corrompue établie par l'accord de paix est énorme, il faut donc convaincre les travailleurs que son  rejet ne peut conduire qu'au bain de sang. C'est plus l'accord inconditionnel avec l'impérialisme que la critique de l'activisme militaire qui est recherché.

 

 

L'accord dans le Nord, n'est pas démocratique. Il se base sur le rejet populaire d'un militarisme qui a échoué et par une acceptation aveugle de l'état par d'ex anti impérialistes. Ceux-ci en combattant toute critique, poussent les plus marginalisés de cette société vers la croyance que l'unique solution serait la violence.


C'est donc aux socialistes et aux démocrates de monter que les anciens radicaux ont tort et de créer une opposition politique.


Notes:

Nationalistes: Le peuple catholique, mais tous les catholiques ne sont pas nationalistes, plus on est riche et plus on aime les britanniques. Les politiciens nationalistes, tant du Sud que du Nord acceptent de fait la présence britannique.


Républicains: Au sein des "nationalistes" une minorité, les républicains, sont "extrémistes", veulent réunifier l'île. Leur fondateur, Wolfe Tone, partisan de la Révolution française, était protestant. Anarchistes, trotskystes et PC sont traditionnellement républicains. L'extrême gauche "moderne" elle, reconnaît deux états.


Nord de l'Irlande est un terme nationaliste, Irlande du Nord ( et donc du Sud), en français et Ulster sont pro-anglais, puisqu'ils divisent l'Irlande.


Les nationalistes acceptent le terme "6 comtés", tout en sachant que l'Ulster historique, d'avant la partition en comptait 9, que les anglais n'ont pas pris pour des raison de "purification ethnique": garder une majorité de protestants. Cette majorité ethnique n'existe en fait qu'autour  de certaines régions urbaines. La majorité du territoire est de fait nationaliste, ce qui est rarement évoqué, d'où la possibilité de la guérilla rurale.


Par contre protestant, orangiste, unioniste et loyalistes (les extrémistes) sont souvent interchangeables, hélas.

 

Unioniste: partisan de l'Union avec la Grande Bretagne, par exemple Tony Blair s'est déclaré unioniste. Comment croire à la "neutralité" de l'armée dans ces conditions?


Orangiste: membre d'une loge maçonnique anti-catholique.


Droits Civiques: à l'image des noirs américains, tentative d'obtenir pacifiquement l'égalité des droits avec les protestants en 1969. Leurs leaders étaient souvent des étidants gauchistes, trotskistes. Le refus des protestants et des anglais, a renforcé le camp militariste en perte de vitesse.


Provos: "provisoires", de Ira et Sinn Fein "Provisoires", les seuls connus actuellement. En fait la branche "nationaliste" lors de la scission de 1970, face aux "officiels" soit-disant "marxistes" car pro Moscou, proches de l'UDB ici.


Socialistes signifie "gauche de la gauche" et labour, "socialiste".



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