blog du Npa 29, Finistère
Il faudra attendre 11 h pour voir le gros des troupes. On peut dire qu'au plus fort de la manifestation, on comptait 250 personnes environ sur la place de la Liberté.
« Un 1er Mai, qui tombe un dimanche, coincé entre deux semaines de vacances... », tente de justifier un fidèle de ce rassemblement des travailleurs. Un autre estime quant à lui que, « désormais, les gens vont davantage se mobiliser pour 2012 ».
Revendications salariales
En attendant, on est loin des 2 500 personnes qui avaient défilé dans les rues de Brest l'an dernier. Une mobilisation qui s'inscrivait alors en pleine réforme des retraites.
« Nous, nous réclamons l'augmentation des minima sociaux, indiquait, dimanche, André Garçon de Solidaires. Le 1er Mai est l'occasion de porter haut et fort les revendications salariales. Comment peut-on vivre avec moins de 1 500 € par mois ? »
Hier, on avait beau scruter le rassemblement local, pas de banderoles de la CFDT ni de la FSU. C'est Jean-Roger Guiban de l'Unsa qui s'est chargé de lire le texte pourtant commun de la CFDT, CGT, FSU, Solidaires et Unsa. Un discours qui entendait placer la journée sous le signe de la solidarité internationale et du progrès social.
Le texte unitaire évoquait « cette onde de choc salutaire qui bouscule les dictatures et porte un message d'espoir de liberté [...] ». Et de poursuivre en appelant à participer aux manifestations unitaires « pour donner la priorité à l'emploi, améliorer les salaires, les pensions et le pouvoir d'achat, les conditions de travail et lutter pour l'égalité des droits et contre toutes les discriminations ».
La manifestation a tiré sa révérence sur les chants revigorants de la chorale Peuple et Chansons dédiés aux travailleurs.
180 personnes se sont rassemblées sur la place de la Résistance, à Quimper, ce dimanche matin, pour le 1er mai, journée de solidarité internationale du monde du travail. Les syndicats CGT, FSU, Solidaires et Unsa avaient appelé à ce rassemblement. Ni la CFDT, ni Force ouvrière ne se sont jointes au mouvement.
« On sait que la CFDT préfère mobiliser dans les entreprises, explique Thierry Gourlay, secrétaire général de l’union départementale de la CGT. Nous, on pense qu’il faut quand même donner un petit signe de temps en temps, car dès qu’on lâche, il y a des attaques sur les garanties collectives, comme transformer les augmentations de salaires en primes… alors que les salaires des plus grands patrons ont augmenté de 24 % ! »
Les responsables des organisations présentes ont tenu à manifester leur soutien pour les salariés des pays en conflit aujourd’hui. « Partout dans le monde, une onde de choc bouscule les dictatures et porte un message d’espoir, de liberté, de démocratie et de progrès social, a rappelé dans son allocution, Gildas Le Goff, secrétaire de l’union locale de la CGT.