blog du Npa 29, Finistère
lundi 16.04.2012, 05:01 - L. DEL.
La ville se targuait d'être pionnière en matière de vote électronique.
Dès 2005, lors du référendum sur la Constitution européenne, des urnes électroniques sont placées en guise de test dans un bureau de vote d'Hazebrouck. L'expérience s'avère concluante. Pour l'élection présidentielle de 2007, pas moins de vingt-deux machines sont commandées à une entreprise espagnole.
Installées dans les dix bureaux de vote de la commune, elles doivent permettre aux 16 478 électeurs de faire leur choix plus simplement. L'économie de papier est mise en valeur, la rapidité du dépouillement, estimée à dix minutes, également.
Mais le premier tour de l'élection ne tarde pas à mettre en lumière les limites du dispositif. Les files s'allongent devant les bureaux de vote, certains électeurs attendent parfois une heure, d'autres abandonnent. La commune réagit vite : pour le second tour, quinze jours plus tard, elle commande dix nouvelles machines.
En janvier 2008, la municipalité affirme que les Hazebrouckois voteront de manière électronique aux élections municipales, mais auront recours au papier aux cantonales qui ont pourtant lieu le même jour. Paul Blondel, le maire de l'époque, déclare que revenir au tout papier n'est pas envisageable : « Les gens sont désormais habitués au vote électronique. »
Pourtant, en février de la même année, à un mois du scrutin, il annonce que le vote électronique est abandonné pour les municipales. Est invoquée une circulaire ministérielle qui indique que « l'installation de plus d'une machine par bureau de vote est irrégulière ». Une exigence qui obligerait la commune à passer à vingt-cinq bureaux de vote.
Les trente-deux machines, qui ont coûté 96 000 euros, sont définitivement rangées au placard.
Commentaire: Toute comparaison avec Brest déclencherait une contre offensive à la Mairie!