blog du Npa 29, Finistère
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« Nous irons les porter directement au ministre, disent les animateurs du collectif. Nous lui expliquerons, preuves à l'appui, que les maternelles ne sont pas traitées en fonction de la réalité démographique. Aujourd'hui, l'administration définit a priori une capacité d'accueil ; au-delà, on n'accepte plus les inscriptions. Cela permet de récupérer des postes à bon compte. »
D'après le collectif, ce n'est pas un hasard si la motion du printemps a été si bien accueillie par leurs élus. « Il y a une attente très forte en milieu rural. La scolarisation précoce est un moyen d'attirer des jeunes couples ou de les maintenir sur place. Parce que les autres moyens de garde des enfants sont moins efficaces et coûteux pour les familles. »
Contact. Collectif Maternelles en danger, Mairie, 1, place Morvan, 56 630 Langonnet.
Après les occupations d'écoles et les manifestations, le collectif «Maternelles en danger» change de registre. Hier, à Quéven, il a lancé une pétition qu'il
entend bien porter au ministre. Une pétition qui prend la forme d'une carte postale avec écrit dessus: «C'est l'école maternelle qui m'aide à grandir». Explication des membres du collectif: «La
bataille que nous menons depuis deux ans a abouti. Le ministre a reconnu les spécificités de l'école maternelle. Il faut qu'il tienne ses engagements. Nous n'accepterons pas la stratégie de
l'étouffement», explique Jacques Brillet du Snuipp, le syndicat des professeurs des écoles.
«Désengagement de l'État»
Concrètement, tous estiment que la réalité démographique n'est pas prise en compte par l'inspection académique. «À Lorient, à Locmiquélic ou ailleurs, les effectifs sont supérieurs à ceux
fournis par l'inspection. Dans plusieurs écoles maternelles, les enfants inscrits sont plus nombreux que ce que la carte scolaire a défini. On ne peut pas vivre dans un monde virtuel». Le
collectif dénonce également le projet de créer des jardins d'éveil à la place des maternelles. Christian Derrien, maire de Langonnet, craint très clairement «un désengagement de l'État. Un
transfert qui pèsera sur les collectivités et les parents. Et puis, les écoles maternelles représentent un véritable maillage, pourquoi le démanteler?»
50.000 cartes et 2.000 affiches éditées
D'autres voix s'élèvent aussi pour pointer du doigt une mesure inégalitaire. «Avant de s'installer dans une commune, les jeunes couples regardent s'il y a une école maternelle». En milieu
rural, cela a son importance. Pour se faire entendre, 50.000cartes et 2.000 affiches ont été éditées. «Nous espérons les faire signer pour les vacances de la Toussaint». Et, dans la foulée,
obtenir audience auprès de Luc Chatel.