
Douarnenez, c'est la "ville rouge" du Sud Finistère, première mairie communiste en France et haut lieu de luttes des sardinières, soutenues vaillamment par son
maire de l'époque Daniel le Flanchec et par Charles Tillon, le mutin de la Mer Noire. C'était le début des années 20, au siècle dernier.
2009, Douarnenez a perdu ses sardinières, il en reste une belle chanson et depuis, les fermetures d'entreprises se succèdent: Matra, Nortel, Solectron, EADS et
autres liquidations judiciaires...
4 septembre 2009, le tribunal de commerce de Quimper prononce la liquidation judiciaire de l'entreprise Asteel (intégration de produits finis et semi-finis,
injection plastique et câblage) et met sur le carreau la totalité des 134 salarié(e)s, après une longue grève contre un plan social
annonciateur de la fermeture définitive. C'est un désastre pour Douarnenez, pour les licencié(e)s et leurs familles, qui ne percevront que de maigres indemnités.
Magnanime, le sénateur-maire UMP, leur propose les aides du CCAS... peut-être des paniers-repas!!!
Les salarié(e)s d'Asteel sont restés isolés dans leur lutte, s'affrontant à un groupe américain qui avait décidé de liquider l'entreprise.
Les élus,la municipalité n'ont servi à rien, sinon à dénoncer et à vouloir rendre les salarié(e)s grévistes responsables de la fermeture de l'entreprise.
Asteelflash est un groupe qui fait des bénéfices substantiels et à qui la communauté de communes du pays de Douarnenez, propriétaire du site, a offert 2 ans de
loyer gratuit. Beau résultat. On empoche puis on jette les ouvrières et les ouvriers...
Face à ce désastre, avec toute la population, réclamons la réquisition de l'usine sous contrôle des travailleurs !