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blog du Npa 29, Finistère

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38 ans après : la vérité sur le "Bloody Sunday" à Derry (Doire)

En 1972, Belfast Ouest et Free Derry constituaient des "zones libérées" d'une future Irlande Unie et l'armée britannique n'a eu de cesse que de briser ces zones autogérées qui lui échappaient complètement.(blog)


France Info - 06:05

Les conclusions de l’enquête publique menée sur le "Bloody Sunday" en Irlande du Nord sont rendues publiques aujourd’hui. Le 30 janvier 1972, 14 catholiques étaient tués par l’armée britannique à Derry. 38 ans plus tard la vérité va, enfin, être connue.

  Le Premier ministre britannique, David Cameron, présente aujourd’hui le rapport sur le massacre du Bloody Sunday :  14 catholiques sont morts le 30 janvier 1972 tués par l’armée, le reportage d’Hervé Amoric.  (1'50")
   

  

Le dimanche 30 janvier 1972, c’est jour de manifestation à Derry. Des catholiques, qui réclament l’indépendance de l’Ulster,

 

(note du blog: c'est de la pure invention! Personne à par des protestants extrémistes voulant copier le Rhodésie, actuel Zimbabwe, ne voulaient l'indépendance des 6 comtés d'Ulster rattachés au Royaume Uni! Les nationalistes veulent l'Irlande Unie et les Unionistes le statut quo avec le Royaume Uni et surtout aucune égalité de traitement avec les "papistes"!)

 

défilent dans les rues de cette ville d’Irlande du Nord. Le pays est tiraillé par un conflit interreligieux entre catholiques indépendantistes et protestants unionistes.


Autre invention, le conflit est politique, pour le rattachement à l'un ou l'autre pays, pas de motifs religieux à la base!

 

L’intervention de l’armée tourne au drame. Les parachutistes britanniques ouvrent le feu. 13 manifestants sont tués, un quatorzième décèdera cinq mois plus tard des suites de ses blessures.

Une enquête est immédiatement ouverte. Rapidement, elle exonère l’armée. Elle estime que les militaires n’ont fait que riposter au feu des manifestants. Pourtant, sur les lieux, aucune arme n’est retrouvée, aucun soldat n’a été blessé.

Ce Bloody Sunday, ce dimanche sanglant, traumatise durablement la population d’Irlande du Nord. Les violences entre catholiques (et armée anglaise qui ne s'est jamais battue contre les protestants )et protestants cesseront en 1998 avec l’accord de paix dit du Vendredi Saint, où un gouvernement biconfessionnel (c'est bien cela le drame! le conflit continue sous d'autres formes, la laicité n'est pas à l'ordre du jour!) est installé au pouvoir.

Un rapport à haut risque

L’enquête sur le Bloody Sunday est alors rouverte. Elle est confiée au juge Mark Saville et est présentée par la presse comme la plus importante de l’histoire judiciaire britannique. Elle a coûté 230 millions d’euros.
Ses conclusions seront présentées tout à l’heure aux parlementaires par le Premier ministre David Cameron. Un rapport, pour l’instant tenu secret, qui risque, de nouveau, de déchainer les passions entre les deux communautés.

Selon l’historien Paul Bew, qui a été consultant pour l’enquête, le dossier devrait affirmer l’innocence des victimes, reconnue en 1992 par le Premier ministre britannique d’alors John Major, et établir que l’armée est en tort mais n’avait rien prémédité. Les conclusions de la commission Saville pourraient déboucher sur des poursuites au sein de l’armée avec des accusations de meurtres.

Entré dans la culture populaire avec la chanson du groupe irlandais U2  (qui se défend d'avoir écrit pour un camp) puis le film du cinéaste britannique Paul Greengrass, le "Bloody Sunday" symbolise aux yeux des nationalistes irlandais l’arbitraire de l’ennemi britannique.

Baptiste Schweitzer, avec agences

Note: l'armée anglaise n'a rien prémédité? Hélas! Un régiment britannique a été déployé pendant la nuit et a été aussitôt rapatrié , si ce n'est pas de la préméditation!

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