blog du Npa 29, Finistère
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Ce drame nous révolte car il nous rappelle ce que produit la dégradation des conditions de travail.
Une enquête sera menée par l’Autorité de Sûreté Nucléaire. Mais comment ne pas penser aux pressions et à l’augmentation des cadences imposées aux travailleurs, qui avaient été dénoncées par une grève des salariés d’EDF et de la sous-traitance en novembre dernier.
Les mesures minimales de sécurité ne peuvent être respectées quand on impose de faire plus, en moins de temps, avec du personnel moins formé et parfois moins nombreux. A Cattenom ou ailleurs, les politiques de rentabilité maximum sont des politiques criminelles dont les victimes sont les salariés : en 2011, 552 d’entre eux ont perdus leur vie en cherchant à la gagner.
L’industrie nucléaire représente par ailleurs un danger, en premier lieu pour celles et ceux qui travaillent dans les centrales.
Pour le NPA, engager maintenant une sortie rapide du nucléaire tout en préservant tous les emplois est possible. Les grandes entreprises du secteur de l’énergie (Edf, Gdf-Suez, Total, Areva…) doivent être expropriées et incorporées dans un service public chargé de la transition énergétique, intégrant les travailleurs de la sous-traitance et les intérimaires, et contrôlé par les salariés et la population.
C’est ce que nous exigerons lors de la manifestation sous forme de chaîne humaine organisée à Paris le samedi 9 mars, deux ans après la catastrophe de Fukushima.