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blog du Npa 29, Finistère

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Algues vertes (Le Télégramme, Ouest France)

Les associations sceptiques 

3 février 2010  Le Télégramme



Reçues hier au ministère de l'Environnement, les associations de défense de l'environnement ont exprimé leur déception de ne pas avoir été consultées sur le contenu du plan d'action contre les algues.

Jean-François Picquot (Eau et Rivières).


«Nous n'avons pas appris grand-chose à Paris. On regrette que ce type de réunion, avec des représentants des ministères, ait eu lieu seulement la veille de la communication au conseil des ministres. On a l'impression que l'État a travaillé tout seul sur ce dossier. On a rencontré la Mission interministérielle sur le terrain mais on aurait aimé être consultés par la suite sur son travail et lui faire profiter de toute l'expérience que nous avons en Bretagne sur ce dossier, au travers des associations mais aussi des agriculteurs et des collectivités».

Michel Guillemot («Halte aux Marées Vertes»).


«C'était maladroit de nous inviter au dernier moment et, surtout, indépendamment de la profession agricole et des élus. On est à un moment historique; il ne faut pas le rater en opposant les uns aux autres. Dans le catalogue qu'on va nous présenter, on espère qu'il y aura des mesures phares, qui donnent une orientation vers une agriculture propre. Que l'on ne subventionne plus l'élimination des déchets au détriment des agriculteurs qui choisissent le bio ou l'agriculture durable. Ce n'est pas dans les usines de méthanisation qu'il faut investir mais dans un modèle agricole respectueux de l'homme et de l'environnement».

Algues vertes : un plan qui ménage les agriculteurs
mercredi 03 février 2010 (OF)

Concocté par le ministre de l'Agriculture et la secrétaire d'État à l'Écologie, il doit être publié vendredi. En voici les grandes lignes, présentées aujourd'hui en Conseil des ministres.

Comme s'y était engagé le Premier ministre, François Fillon, lors de son déplacement en Bretagne, en août, le gouvernement veut engager la bataille de l'algue verte dès le printemps. Il a entre les mains un rapport interministériel qui sera publié vendredi. Aujourd'hui, les deux ministres concernés, Bruno Le Maire pour l'Agriculture et Chantal Jouanno pour l'Écologie, livreront les grandes lignes du plan en Conseil des ministres.

Au ministère de l'Agriculture, on joue la carte de la confiance dans le monde agricole, ce qui n'est pas une surprise. Fin novembre, les cinq grandes organisations agricoles bretonnes s'étaient engagées à lutter contre « le fléau ». Elles proposaient un plan d'action qui, aujourd'hui, selon un conseiller du ministère, « forme l'ossature du plan de l'État ».

Vingt centres de méthanisation


Sur les bassins versants des baies noyées sous les marées vertes, les agriculteurs s'engagent « à réhabiliter les zones naturelles ». Priorité à l'herbe et non plus au maïs. Limitation drastique des apports d'azote, considérés comme les principaux responsables de la prolifération d'algues.

L'État va définir un cadre réglementaire. Des appels d'offres seront lancés auprès des exploitations agricoles. On en compte 1 900 pour la baie de Saint-Brieuc, 200 en baie de Lannion. « L'État accompagnera financièrement le dispositif », dit-on chez Bruno Le Maire. L'ampleur des financements devrait être précisée vendredi, à Rennes, lors d'un déplacement des deux ministres.

Le plan prévoit de construire une vingtaine de petites unités de méthanisation. À partir des lisiers, fumiers et déchets de culture, ces unités produiront, outre de l'énergie, un engrais naturel, qui remplacera des tonnes d'azote minéral déversées dans les champs.

« Pas de concertation »


Les agriculteurs ont pris l'engagements de déclarer leur consommation de produits azotés et de mesurer les performances des exploitations. Apparaîtront les fermes modèles. Enfin, dans toutes ces zones à excédents structurels (Zes), l'État réaffirme qu'il y sera interdit d'augmenter le cheptel.

Les représentants des agriculteurs, selon le ministère, ont accueilli favorablement ce plan. Pour l'essentiel, c'est le leur. De leur côté, les associations écologistes se plaignaient, hier, de ne pas avoir été écoutées. « Contrairement à ce qui avait été annoncé, le gouvernement va boucler, seul, un plan sans concertation », déplore Gilles Huet, d'Eau et Rivières.

Le volet non agricole reste un peu flou. D'autres sources d'azote devront être maîtrisées : l'habitat, les installations industrielles. Le plan prévoit de développer les techniques de ramassage des algues en mer. D'aider les communes à financer le ramassage et à mettre en place, dès 2010, des plateformes de compostage. Un volet recherche est prévu. Aux scientifiques, l'algue verte n'a pas livré tous ses secrets.

Bernard LE SOLLEU.

Algues Vertes: les écolos sceptiques après avoir été reçus au Ministère (Libé rennes)

ENVIRONNEMENT -


Comme les agriculteurs la semaine dernière, les représentants d’associations de défense de l’environnement reçus aujourd’hui par le cabinet de Chantal Jouanno, secrétaire d’Etat à l’écologie, n’ont rien voulu révéler de ce qui leur avait été communiqué.


Les actions pour combattre les marées vertes feront l’objet d’une “communication” mercredi lors du Conseil des ministres et seront publiquement dévoilées vendredi à Rennes par la secrétaire d’Etat et Bruno Lemaire, ministre de l’agriculture. Les associations redoutent cependant un catalogue de mesures peu lisibles et dont l’application sera difficile à contrôler. Elles regrettent également la méthode employée pour les tenir informées. Lire la suite...


 

“Il faut qu’il y ait un dialogue qui se noue entre écologistes et monde agricole, estime Michel Guilllemot président de l’association Haltes aux maréees vertes. On y arrivera seulement comme celà. Durant le travail de la commision interministérielle chargé du rapport sur les algues vertes, nous avons pu avoir des échanges lors de réunions communes alors que là, nous sommes reçus les uns après les autres."

Plutôt que des "dizaines de procédures", Michel Guillemot préconise également "une mesure phare". "L'Etat pourrait faire en sorte que deux types d’agricultures, intensive et bio, puissent cohabiter en bonne intelligence sur les bassins versants. Si le système productiviste bénificie d’unités de méthanisation pour traiter les algues vertes financées par l’Etat, ce sera une concurrence déloyale inadmissible.” Le président d'Haltes aux marées vertes espèrent aussi des “radars à nitrates” qui contrôleraient leur présence “de la source à la mer”.

On vit un moment historique. C’est maintenant qu’il faut agir, insiste t-il. Quand on fait le voyage Paris-Saint-Brieuc et retour, on se rend compte à quel point le paysage s’unifie, avec de moins en moins de bocage et davantage de grandes surfaces. En Bretagne, cet été, celà risque d’être catastrophique. Il n’y a plus rien qui retient l’eau. La clé est là.
PHA  

 

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