blog du Npa 29, Finistère
Face à 150 parlementaires de la majorité réunis ce mercredi à l’Élysée, le président Nicolas Sarkozy a promis d’autoriser l’utilisation sans restriction de camions de 44 tonnes pour le transport de marchandises agricoles et agroalimentaires en France.
Il a annoncé, dans la foulée, la publication d’un décret pour une application la plus rapide possible. Les élus espèrent que le texte sortira dès juillet.
L’utilisation de camions de 44 tonnes est une demande très forte de la profession agricole et agroalimentaire. Selon Nicolas Sarkozy, la mesure permettra « de réduire les émissions de gaz à effet de serre et apportera un gain de productivité de 11 % sur le prix des matières premières agricoles ».
Commentaire:
Et bientôt des camions de 150 tonnes! Transportant chacun un radis avec des cuves de fuel subventionnées à 100%. Et bien sûr la suppression de cette SNCF archaique qui pollue le paysage!
Fret SNCF : stop à la fermeture des triages et à la suppression de milliers de postes de travail
! (Lutte ouvrière)
Sous prétexte de réorganiser son trafic de marchandises, la SNCF se débarrasse progressivement, depuis des années, de pans entiers de cette activité.
Quelque 60 % du transport de marchandises par « wagons isolés » seraient abandonnés dans les années à venir, avec pour conséquences des dizaines de milliers de poids- lourds supplémentaires sur
les routes ainsi que la fermeture de la plupart des triages du pays, soit la suppression de plusieurs milliers de postes de travail.
Qu'il s'agisse du triage de Sibelin, près de Lyon, de celui de Sotteville-les-Rouen, de Villeneuve-Saint-Georges ou du Bourget en région parisienne, ce sont
partout des travailleurs qui ne savent pas quel avenir leur réserve la direction SNCF.
Que vont devenir les cheminots qui travaillent sur ces triages, dans des conditions souvent difficiles, en 3x8, dehors par tous les temps, dont certains sont des travailleurs immigrés embauchés
sous contrat privé et non SNCF ? La direction du Fret SNCF estime qu'entre 4 000 et 6 000 emplois sur un total de 14 000 devraient disparaître avec sa réforme du Fret, qui s'accompagne
d'une large ouverture du transport de marchandises aux entreprises privées.
Pourtant, il n'y a aucune raison pour que les travailleurs fassent les frais de cette politique.
Certes, il faut arrêter la direction SNCF dans sa volonté de se débarrasser largement du transport de marchandises et plus généralement l'arrêter dans sa politique de recherche du profit dans
l'ensemble de ses activités.
Le transport des voyageurs comme celui des marchandises sont des activités qui intéressent toute la collectivité et qui devraient être organisées en fonction de leur rentabilité sociale et non pas seulement et uniquement en fonction des perspectives de profit, de rentabilité, qu'elles font miroiter.