blog du Npa 29, Finistère
Le 27 juin, l'Etat a publié un appel d'offres pour la construction d'une centrale électrique à cycle combiné gaz, suite à la signature, le 14 décembre 2010, du pacte électrique breton signé entre l'Etat et la Région. Seuls les élus UDB et EELV avaient voté contre. Ce « Triskell breton », comporte trois piliers : un déploiement massif des énergies renouvelables, un programme ambitieux de maîtrise de l'énergie et la sécurisation de l'approvisionnement électrique par la construction d'une centrale d'une puissance d'environ 450 MW. La fin de l'appel d'offres est arrêtée au 28 décembre.
Le lieu d'implantation choisi ?
Actuellement, quatre communes sont officiellement sur les rangs pour accueillir la centrale, avec quatre opérateurs différents : Guipavas (GDF suez), Brennilis (EDF), Landivisiau (Direct énergie) et Briec (Enel). À Châteaulin, également approché par EDF, le dossier semble au point mort.
Que pensent les défenseurs du projet ?
Le Conseil régional de Bretagne tout d'abord veut, « assurer l'autonomie énergétique de la Région ». Les élus locaux des sites pressentis espèrent, comme à Briec, une manne de 2 millions d'euros par an de taxe professionnelle pour une construction estimée à 300 millions d'euros, sans prendre en compte les travaux de raccordement au réseau de gaz et d'électricité. Selon, Jean-Paul Le Pann, le maire PS de Briec, « cette centrale, c'est une chance pour le Pays glazik en terme de développement économique ».
Que disent les opposants au projet ?
Il y a tout d'abord le collectif Gaspare, très documenté et réactif, qui a fédéré de nombreuses associations locales, comme à Briec. Les opposants dénoncent une fuite en avant et une incitation à la surconsommation d'énergie, l'utilisation d'une énergie fossile importée à 97 % et très dépendante des marchés et un éventuel impact sur la santé.
Ils prônent pour des aides à la réduction de consommation, notamment sur le chauffage électrique. Enfin, à Briec, le projet est pressenti à côté d'un incinérateur d'ordures ménagères. « Pour les nuisances, on a déjà donné », estime une partie de la population.