blog du Npa 29, Finistère
9 octobre 2012 à 15h22 -
L'Agence de sûreté nucléaire (ASN) a refusé le dossier déposé l'an dernier par EDF en vue du démantèlement total de la centrale nucléaire de Brennilis (Finistère), installation à l'arrêt depuis 1985, a annoncé le gendarme du nucléaire mardi lors d'une conférence de presse à Rennes.
"L'ASN considère que le dossier n'est pas recevable en l'état pour être mis à consultation du public et recommande ainsi qu'il soit complété au préalable", a indiqué l'Agence.
EDF avait déposé ce dossier à la fin de l'an dernier auprès de l'ASN, conformément à un décret pris en juillet 2011 par le gouvernement. Suivant les termes de ce décret, des travaux de démantèlement partiel de la centrale avaient repris et EDF avait été invité à déposer une demande d'autorisation de démantèlement de l'ensemble du site, y compris le réacteur. C'est ce dernier dossier qui a été rejeté par l'ASN.
Brennilis attend Le Bugey
Les opérations de démantèlement, un temps suspendues, viennent de reprendre après le décret de
poursuite "partielle" du chantier, portant sur les seuls échangeurs de chaleur. Pour la suite (bloc du réacteur et bâtiment qui l'abrite), il faudra une autre autorisation qui ne sera accordée
qu'au terme d'une enquête publique, laquelle ne sera ordonnée qu'après la prise en compte par EDF des observations formulées par l'ASN.
Cette dernière a en effet estimé que l'opérateur électrique devait revoir sa copie concernant le stockage des déchets radioactifs, le site du Bugey (Ain) n'étant pas encore opérationnel (et semble-t-il pas prêt à l'être après l'annulation du permis de construire). Ce contretemps mis à part, l'ASN "considère qu'EDF a bien préparé et bien engagé la reprise des opérations de démantèlement", remarque Simon Huffeteau, en charge du dossier.
Un test pour les futures déconstructions
Doyenne des centrales françaises, Brennilis doit servir de test pour les futures autres
déconstructions de centrales. Prototype mis en service en 1967 et arrêté en 1985, la centrale est l'unique exemple industriel français de la filière nucléaire à eau lourde, ensuite abandonnée au
profit des centrales à eau pressurisée.
Le démantèlement partiel avait été autorisé en 1996 mais avait été gelé, sous pression d'associations antinucléaires, par une décision du Conseil d'Etat de 2007
annulant un décret de 2006 qui autorisait le démantèlement total. Concernant le démantèlement partiel du site, l'ASN estime qu'EDF "a bien préparé et bien engagé la reprise des
opérations".
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Commentaire:
menteurs
Lorsqu'on en est seulement rendu là dans une telle procédure de démentelement , il est inconcevable de laisser à quiconque le droit d'avancer un prix net en ce qui
concerne le coût de l'énergie nucléaire.
Ajouté le 09 octobre 2012 à 16h43