blog du Npa 29, Finistère
Le comité central d'entreprise examine, aujourd'hui à Châteaulin, le plan social envisagé par les candidats à la reprise. Près de la moitié des postes pourraient disparaître.
Les 3 400 salariés du volailler Doux devraient en savoir un peu plus aujourd'hui sur les emplois qui pourraient être supprimés. Onze repreneurs sont sur les rangs. Lors du Comité central d'entreprise qui se tient à Châteaulin (Finistère), la direction devrait annoncer la suppression de près de la moitié des effectifs. L'entreprise compte actuellement 3 400 salariés.
Et ce chiffre ne tient pas compte des 500 intérimaires dont le sort reste menacé. Tout n'est pas joué pour autant.
Les candidats à la reprise de Doux ont jusqu'au 25 juillet pour améliorer leur offre. Sofiprotéol, qui coordonne celles de plusieurs candidats a déjà promis de relever la sienne. Sans pour autant s'engager sur des chiffres.
Coup de poker ?
Le gouvernement est également à la manoeuvre. Venu vendredi à Rennes à la rencontre des syndicats, des éleveurs et de tous les professionnels, Guillaume Garot a dit sa volonté de « trouver une solution pour chaque site et de ne laisser personne sur le bord du chemin ». Pour le ministre délégué à l'Agroalimentaire, « les offres de reprise sont insuffisantes ».
En coulisses, Charles Doux poursuit de son côté, sur des chemins de traverse, le sauvetage de son groupe. Sans en informer les autorités politiques. Ultime coup de poker ? Vendredi, il a proposé aux éleveurs de convertir une partie de leur dette en capital et laissé entendre que l'un de ses clients, un Saoudien, pourrait également venir en renfort.
Le temps presse.
« Nous marchons sur des œufs », s'inquiète la Fédération nationale des transports routiers (FNTR). Un millier de salariés travaillent pour des transporteurs en lien avec Doux. Certaines de ces PME se trouvaient en fin de semaine dernière au bord du gouffre. Les sociétés pétrolières exigeant un paiement comptant des factures mais aussi des garanties personnelles. L'intervention du préfet de région a permis de trouver un accord. « Nous allons également solliciter la Région Bretagne pour soutenir les trésoreries », ajoute la FNTR.
Patrice MOYON avec Elodie RABE.