Les associations de protection de l'environnement, Bretagne vivante, France nature environnement et Eaux et rivières, vont poursuivre, avec
les comités régional et local des pêches du Guilvinec, leur action contre
l'arrêté préfectoral du 16 juin.
Celui-ci autorise le rejet en mer des 165 000 m3 de vases qui
seront issues du dragage des ports de Loctudy et Lesconil : un projet porté par le conseil général.
Contesté parce qu'il pourrait menacer l'équilibre écologique
marin et donc l'économie de la pêche, notamment les langoustiniers qui travaillent dans la zone, l'arrêté a fait l'objet d'un recours auprès de la ministre de l'Environnement (porté par les comités des pêches) et de plusieurs
recours gracieux auprès du préfet. Ce dernier les a expressément rejetés, tandis que la ministre l'a fait implicitement en n'y répondant pas.
La bataille continue. Comités des pêches d'un côté, et associations de l'autre, ont décidé de déposer
chacun un recours auprès du tribunal administratif pour demander l'annulation de l'arrêté. Deux requêtes donc, auxquelles chacun apportera son appui à l'autre.
Plainte contre l'État
La procédure est longue (entre un et trois ans) et n'empêchera pas le conseil général de lancer les
travaux. Pour l'éviter, les contestataires déposeront un recours suspensif dès que le conseil général lancera ses appels d'offres.
Pour frapper plus fort et plus haut, France nature environnement va déposer une plainte contre l'État
français auprès de la Commission européenne pour « clapage en mer dans une zone Natura 2000 », a annoncé Denez L'Hostis.
Corinne ARGENTINI.