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blog du Npa 29, Finistère

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Cummins : l'accord 35 heures remis en cause (Ouest France)

jeudi 18 février 2010

Après une année difficile (62 licenciements), la direction veut faire passer le temps de travail à 37 h 30.

La direction de Cummins Filtration (400 salariés à Quimper) veut imposer aux syndicats une renégociation de l'accord 35 heures. L'entreprise avait été l'une des premières à signer les 35 heures. Aujourd'hui, elle veut ajouter, et payer, deux heures et demie de travail par semaine.

« Comment peut-on justifier une augmentation du temps de travail alors que la direction avait motivé le plan social par un effectif trop important ! » s'insurge l'intersyndicale (CGT, CFE-CGC, CFDT). Outre les 62 salariés licenciés pour motif économique, 21 autres ont quitté l'entreprise depuis septembre pour diverses raisons.

« On ne retient personne... »


Les négociations se poursuivront vendredi. Mais l'intersyndicale se dit soumise à un véritable « chantage ». La direction a refusé les propositions des syndicats, notamment une augmentation de 5,2 % et a conditionné son offre (+ 2 %) à la renégociation de l'accord 35 heures. De plus, faute d'une signature des partenaires sociaux, « ce sera une augmentation de 1 % » aurait prévenu la direction.


Ces négociations difficiles se déroulent dans un contexte dégradé. L'an passé, le mouvement d'opposition au plan social avait mobilisé les ouvriers pendant des semaines au printemps. Aujourd'hui, les syndicats disent avoir du mal à cerner la stratégie de l'entreprise américaine.


« L'effectif ne cesse de baisser : on ne retient personne. Et pour fabriquer quels produits ? Le comité d'entreprise vient d'apprendre l'arrêt et le départ de produits d'avenir. Les salariés concernés seraient reclassés sur des lignes et des produits vieillisants condamnés à terme. »


De plus, les syndicats assurent que la direction « réfléchit à la vente ou la location du centre de distribution, un entrepôt de 6000 m2) hébergeant la logistique, le bureau d'études, le service clients... » Les plus modérés notent : « Un plan social, on l'encaisse quand ça va mal. Et on repart. Ici, on ne sait pas ce que veut l'entreprise. Et ce que nous voyons est inquiétant. » Que feront les syndicats vendredi ? Signeront-ils l'accord ? « Nous ne savons pas. Nous sommes coincés... »

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