blog du Npa 29, Finistère
*
Des débrayages étaient en cours ce mardi matin à l’usine Renault de Douai (Nord), à l’appel des syndicats Force Ouvrière, CGT et Sud.
*
Pour protester contre l’accord de compétitivité négocié par la direction de Renault, les syndicats FO, CGT et Sud ont appelé au débrayage ce mardi matin à l’usine de Douai.
500 employés en grève
*
« Il n’y a plus de production qui sort », affirme le secrétaire du CE (FO, majoritaire sur le site) Jean-Marie Ravry, qui estimait à environ 500 le nombre d’employés ayant cessé le travail dans la matinée, dans plusieurs bâtiments du site où travaillent 1 500 personnes à cette heure de la journée. FO avait appelé à un débrayage d’une heure.
Des membres du syndicat Sud, qui avait appelé séparément au débrayage, brûlaient des pneus devant l’entrée du site, dégageant une épaisse fumée noire. Des délégués FO ont pris la parole dans la matinée devant les grévistes rassemblés à l’intérieur du site, inaccessible à la presse.
Une réaction face à la menace de fermeture de l’usine
*
« À Douai, on n’était pas inquiets au début, puisqu’on a le (projet de plateforme industrielle) 15/40 qui nous permettait de travailler jusqu’en 2020. Aujourd’hui, la direction annonce la fermeture de deux sites et nous dit que personne n’est exclu », a expliqué M. Ravry.
« Ils veulent mettre en concurrence tous les sites, c’est malsain », a-t-il ajouté, dénonçant un « chantage » de la direction de Renault sur des « fermetures de sites et des licenciements secs ». FO dénonce notamment les « détachements obligatoires, remise en cause de l’accord 35 heures […] gel des salaires » prévus dans l’accord.
*