blog du Npa 29, Finistère
Dans le cadre de la procédure de sauvegarde qui touche la fédération ADMR (1), un point d'étape de la situation doit être fait au tribunal, le 11 octobre. « Si, d'ici cette date, un plan social n'est pas présenté, le tribunal risque de prononcer la mise en redressement judiciaire de la fédération », rapporte une source proche du dossier.
Le comité d'entreprise a demandé la tenue d'un CE extraordinaire le vendredi 1er octobre. Pour l'heure, la demande est restée sans réponse. Considérant qu'ils n'ont pas les documents nécessaires à l'étude du plan de sauvegarde pour l'emploi (PSE), les élus du CE n'écartent pas l'hypothèse d'agir en justice via une mesure de référé (2). « En dernier recours », précisent-ils. Le PSE risquerait alors d'être annulé.
Deux réunions d'information
Lundi à Châteaulin, une quarantaine de responsables d'associations locales étaient réunis. Une rencontre du même type doit avoir lieu ce mardi, à Guipavas. Yves Derrien, le président de la fédération, les y avait conviés. A l'ordre du jour de la réunion : la reconnaissance en Unité économique et sociale (UES). Il a aussi évoqué la difficile mise en place du PSE. Celui-ci prévoit la suppression des deux tiers des 130 postes de salariés fédéraux.
Yves Derrien s'oppose à l'UES
A l'initiative de la CFDT, syndicat majoritaire au comité d'entreprise (CE), le dossier d'UES sera étudié au tribunal d'instance de Brest, le 5 octobre. Pourquoi une UES ? « Pour que les salariés de terrain aient davantage de droits sociaux », justifient les élus. Constitution d'UES à laquelle la fédération n'est pas favorable.
La position de Pierre Maille
Pour le CE, le conseil général devrait « diligenter une enquête » en tant que partenaire de premier plan. Des élus du CE seront reçus, jeudi, par Pierre Maille, le président du conseil général.
« Nous suivons avec attention les évolutions de la situation, indique ce dernier. Notre principale préoccupation est de veiller à la continuité du service auprès des personnes âgées, et dans de bonnes conditions. » Il explique avoir « des contacts réguliers avec les uns et les autres ».
Quelle est la position du conseil général face à cette situation délicate ? « On ne peut pas se substituer à eux en tant que gestionnaire. Nous ne sommes pas les responsables de l'ADMR. » Pierre Maille s'étonne en revanche « que la fédération n'arrive pas à respecter les formes sur le plan du code du travail » dans la conduite du plan de restructuration et d'adaptation des effectifs. Et de constater, « pour le moins, la faiblesse administrative et technique ».
La reconnaissance du réseau ADMR en UES ? Pour Pierre Maille, « l'UES, au moins dans la philosophie, existe en terme de mutualisation des services. La mutualisation existe, faut-il faire une seule entité ? 3 000 salariés, cela devient quelque chose de gros. Une association unique aurait-elle le même lien avec le terrain ? »
Ludovic LE SIGNOR