La CGT, la FSU et SUD appellent ensemble à une journée de grève dans toute la fonction publique le jeudi 21 janvier. La revendication principale est simple et bien
connue, à la fois des fonctionnaires et des usagers des services publics : il faut mettre un terme à la suppression de postes dans la fonction publique.
La CGT a calculé que, compte tenu des 34 000 suppressions de postes programmées pour 2010, plus de 100 000 emplois auront disparu entre 2003 et 2012 dans la fonction publique. Cela se traduit par
des classes surchargées, des services hospitaliers fermés, des infirmières épuisées, des routes enneigées, des guichets embouteillés, des routes défoncées, des trains arrêtés... bref, par une
dégradation des conditions de vie de tous.
Depuis des années l'État a démantelé puis privatisé des secteurs entiers de la fonction publique, supprimant ainsi des dizaines de milliers d'emplois. Maintenant, il ne remplace plus un agent
retraité sur deux et, ces jours-ci, se félicite d'avoir enfin réduit le nombre d'emplois dans les hôpitaux.
Ce n'est bien sûr pas une journée de grève et de manifestations qui contraindra le gouvernement à revenir sur sa politique de suppression de postes. Car si l'État fait des économies sur les
services publics, c'est pour tenter d'équilibrer un budget mis à mal par les cadeaux de toute nature qu'il fait aux grandes entreprises.
Et inversement, pour trouver l'argent nécessaire au fonctionnement d'un service public digne de ce nom, il faudrait prendre sur les bénéfices des grandes entreprises et les fortunes privées.
Imposer cela n'est pas une vue de l'esprit gratuite : les travailleurs en ont la force. Et c'est bien dans cette perspective qu'il est de l'intérêt de tous, travailleurs de la fonction publique
comme usagers, de se mobiliser pour faire que cette journée du 21 janvier soit réussie et puisse avoir une suite.