blog du Npa 29, Finistère
Une trentaine de personnels de l'hôpital psychiatrique de Gourmelen se sont rassemblés, hier, devant la clinique 10. Sud, la CGT et la CFDT ont appelé à manifester afin de protester contre le projet de fermeture de l'accueil des urgences, le jour, entre 9 h et 17 h. Actuellement, cet accueil est ouvert 24 heures/24. Pour les syndicats, l'objectif de la direction est d'économiser 6 postes. Des réunions regroupant des cadres, des médecins, des infirmiers et les partenaires sociaux ont eu lieu depuis le mois de mai afin de discuter de cette réorganisation. Les syndicats restent sur leur position de départ : le maintien de l'accueil de jour.
Pétition
Une pétition réclamant de maintien de cet accueil a recueilli 260 signatures. La fermeture aurait de lourdes conséquences sur l'ensemble des services, assurent les syndicats. « Les patients risquent de se présenter aux urgences de Laennec déjà surchargées, affirme Yannick Milin, de la CGT. Sur place, l'unité médico-psychologique ne compte pourtant que trois lits. Des entrées seront également prises en charge en extra dans les centres extérieurs. Bref, il y aura des transferts de charge sans moyens supplémentaires pour les équipes. »
Appartements thérapeutiques
Lors des réunions sur la réorganisation, différentes hypothèses ont été évoquées concernant le redéploiement des six postes supprimés. De nouvelles structures pourraient voir le jour comme la création d'appartements thérapeutiques dans l'enceinte de l'hôpital Gourmelen. À la clinique 10, pour l'accueil de jour, on envisagerait des astreintes assurées par les cadres de santé présents la nuit. « Nous sommes contre ce projet, ajoute Yannick Milin. L'accueil est un élément central. Il faut une réflexion globale sur l'ensemble de l'établissement. » Les partenaires sociaux rappellent le rôle transversal de cet accueil qui a une mission de renseignements, de coordination et d'orientation des familles.
Quelles portes d'entrée ?
Un directoire s'est tenu hier à Gourmelen avant la réunion du conseil de surveillance aujourd'hui. L'occasion pour les syndicats de poser la question de l'avenir des portes d'entrée à l'hôpital Gourmelen. D'autant qu'un nouveau projet d'établissement est à l'étude pour 2011-2015. « Nous sommes dans le flou, conclut Yannick Milin. On ne connaît même pas le budget de l'hôpital pour cette année. »
Lucile VANWEYDEVELDT